SCÈNE X
Les Pbêgédents, DUBOIS, VERDIER.
TOINON , lé retoomant.
C'est bien heureux , le voilà. Arrivei donc , Monsieur.
DUBOIS
Ne vous Impatientez pas, mes amours* tous marche à souhait , et le souper est servi.
TOINON
Quelle bonne nouvelle ! Mais nous, pendant
ce temps, (montrant U porte fc gauche) UOUS nOUS
sommes occupées du dessert, et voilà un jeune homme...
DUBOIS , apercevant d'Aubignj.
Dieu I le prisonnier qu'elles ont délivré !
Nous le protégeons d'abord.
TOINON
Et vous , mon bon monsieur Pradhomme, fl im-
LE MOUUN DE JAVELLE
Ul
drait, tout de suite, tout de suite , pour des raisons inutiles à vous expliquer... (aux autre») car ce pauvre Prudlionune ne se doute pas de la conséquence... U faudrait le faire sortir en secret de ce palais , dont vous connaissez si bien les êtres.
DUBOIS
Gomment donc, avec le plus grand plaisir ; dès que ces demoiselles me le commandent. Je vous réponds qu'avant peu il sera en lieu sûr.
BABET, àd^Aubigoy.
Vous voyez.
TOINON
Quand Je vous le disais.
DUBOIS
Vous, mes petits anges, passez vite dans la salle à manger, (a Y«rdier, qai ta demèm.) Verdier, conduisez ces demoiselles.
(ToatM 1m petitea fiJlas entrant avec Verdier dam Tappart^ ment à droite. Babet , qui est restée la demièra , regarde d^Anbigny conune pour lui dira adieu { elle reste auprès de la porte.)
DUBOIS, à d'Aubigoy.
Vous, mon gentilhomme, suivez-moi.
dVubigny.
Je vous remercie , Monsieur, de vos bons offices ; mais , quoi qu*il puisse m'arriver en restant dans ces lieux. Je ne quitte pas Babet, Je dois veiller sur elle.
DUBOIS
Et moi sur vous... (Appelant) Holà! quel-
qU*Un... (La porte du fond s'ouvra; deux gardes du corps
paraiaent) Emparcz-vous de monsieur au nom du roi.
BABBT.
Qu'est*ce que cela veut dire?
DUBOIS
Conduisez-le dans la chambre du conseil, (i d*Aubigoy.) Vous savez. Monsieur, que toute résistance serait inutile.
BABBT.
0 ciel I M. Prudhomme ! il leur commande à tous.
D'aUBIGNT, t BabeU
Quand Je vous disais qu'il y avait trahison ; Babet, méfiez-vous d'eux tous; c'est pour vous perdre qu'ils vous ont entraînée en ces lieux , et le régent, et son infâme ministre...
BABET, éperdue.
Comment!
DUBOIS , faisant signe aux gardes.
Obéissez.
Air : La voix de la patrie (de Wallace ).
DUBOIS et LES GARDES.
D'âne telle iotolenee Il faut la préserver,
^®"" I larésisUDcc Sorlei $
Ne Murait vous jMUver.
BABET
Oeiel!
D'aUBIGNY, entraîné.
Tout se prépare Pour vous perdre aujourdliul , Puisque l'on vous sépare De votre seul ami.
DUBOIS et LES GARDES.
D'une telle insolence, etc., etc., etc.
BABET
De cette violence Comment le préserver.
Hélas! ma résistance Ne saurait le sauver.
d'aubignt.
D'une telle insolence Je dois la préserver.
Hélas! ma résistance j Ne pourra la sauver.
(D^Aubigoy sort, entouré par les gardes.)