SCÈNE XIIL BABET, LE RÉGENT
BÂBBT,
Françoiit ahl non ami! je vous revois* je VMI8 retrouve...
LE BÉGENT.
Babet, qu'avez-vous?
BABET
Secourez-moi I protégez-moi 1
LB BÉGBHT.
Et contre qui?
BÂBBT.
Conlrek régent.
LE BÉGENT, & part.
Ociel!
BABBT.
Contre son ministre, qui n'a, dit-on» livrée, vendue ! Oh I non , ce n'est pas possible , je suis près 4e vous, dans vos bras, je suis tranquille , Je M craûs rien !
LE BÉMNT.
Oui, Babet, oui, vous serez défendue, protégée par mon amour, nous ne nous quitterons pUa*
BÂBBT.
A la bonne heure ! je suis à tti, à toi seul
n'taHê pas? ils n'ont pas le droU 4ê nous séparer; viens, partons, quittons oe palais, je ne peux pas y rester, j'y mourrais , aUoBB-now-ei.
LE BÉCBNT.
Et si tu savais quels devoirs my retiewiettM.
BÂBBT.
RenoBces-y, renonce à ta plaoB.» imnib n'en avons pas besoin pour nous aimer.
LB EÉGBirr.
Oui , tu as raison , et s'il ne tenait qu'à moL.. mais crois-tu qu'on te laissera quitter ceB lieux ? crois-tu que celui que tu redoutes puisse se résoudre à te perdre?
BÂBBT.
Oui, Je l'e^^, oui «j'en suis sAret c'est un noble prince , c'est un boflyne d'boiBenr, et me retenir en ce palais par la forée oa par k rve serait trop indigne de luL («ré«mt,^ m dégage
deaes brvetfkit qael<|B« pa^ ) Eh bieH ! tU t'éMgUeS
de mol; viens plutM, ne me quitte pis, j'irai me jeter à ses pieds, et quelque mé^^ant qu'a soit, il ne voudra pas des pleurs et du déshonneur d'une pauvre fille. Mon Dieu! cette hoitfe que je repousse , il y en a tant qui l'ambitionnent! et ce serait pour lui un regret, un remords éteinel. U comprendra cela , n'est-il pas vrai ?
LE BÉGENT.
Oui , sans doute , et son cœur le lui reprodie déjà ; mais si tu savais comme moi à quel point il t'aime...
bâbet.
Qui te l'a dit?
LE BÉGENT.
Je ne puis en douter. Et s'il t'offrait tout ce qu'il possède et d'honneiuis et de foftune, s'il te disait qu'il ne veut plus vivre que pour toi ?...
BABET, afec délii«.
Je lui répondrais que je t'aime , que tu eB mon amant, mon mari ; que , dans quelque rang qte tu sois placé , je te préfère à tout.
LE RÉGENT
Mais que lui, qui veut me tromper A me séduire, je l'abhorre, je le déleste; et, tout pitee qu'il est, je le...
LB BÉOCNT.
N'achève pas. Si tu oonnaissais ses tourments, si tu savais ce qu'il souffre, tu aurais phSé de lui.
BABBT.
Que dis-tu?
LE BÉGENT.
Qu'il n'est point tel qu'os le l'a représenté, qu'il est sensible et généreux, et Uinde vouloir contraindre ta tendresse...
BABBT, étonoé^c
C'est toi qui le défends!
LE MOUUN DE JAVELLE
6ki
LE BÉGE?îT.
11 est si Bulheareux ! pardoone-loi , Babet , pardonne-luL
0 ciel ! tu demandes grâce pour lui ?
LE RÉGENT
Oui , grâce et pitié; mais non pour lui seul...
BABBT.
Qu^est-ceqne ça signiGe?
LE RÉGENT, «e jataot à set pieds.
Que Je suis aussi coupable , et que lu et soi...
BABET, le regardant avec anxiété et désespoir.
Ab ! tais-toi, tais-toi , ce nVst pas possible , Je ne puis croire. Je me trompe, ma raison s'égare, n'esta pas frai?...