‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 605 sur 756 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les Précédents; DUBOIS, tenant des papien&u

maio , et courant ? ivement au régenU DUBOIS.

Monseigneur!...

BABET , poussant on cri d*borreur.

Ah!...

( Elle s*élance rers la porte du fond et disparail. ) LB BÉGËNT , courant t la porte.

Babet.. où va4-el)e... courons...

DUBOIS , le retenant.

Non , Monseigneur, non , yous ne hi sdfres pas , vous m*écouterez.

LE RÉGENT, se débattant.

Laisse-moi tranquille.

DUBOIS, le tenant toujours.

Je ne vous laisserai pas.

LE RÉGENT, avec désespoir.

Elle me délaisse, elle me fuit

DUBOIS

Mon Dieu ! elle reviendra , tandis que l'occasion perdue ne revient pas; et quand il s'agit de votre gloire , de votre salut , de celui de Tétat...

LE RÉGENT

Je veux du moins savoir ce qu'elle est devenue , que Ton suive ses pas... Uolà! quelqu'un! Ver-

dier. ( Verdîer paraît à la porte. ) Une jCUnC fille SOrt

d*ici, coureE après elle, qu'on ne la quitte pas, qu'on ne la ramèiie ; je veui la revoir. Je le veux ! msàmomàÊm h «MAtre. ) La pttvre oifaM !,.•

DUBOIS, &part.

Au diable les amours. *

LE RÉGENT , revenant t Dubob.

Eh bien I voyons. Je suis calme. Je t'écoute; parle donc! qu'y a-t-il?

DUBOIS, froidement.

Presque rien I J'ai arrêté Gellamai e , et saisi ses papiers.

LE RÉGENT

Arrêter un ambassadeur !

DUBOIS

Un ambassadeur qui conspire! II ne s*agissait rien moins que de vous enlever la régence..*

LE RÉGENT, avec impatitnce.

C'est bien !

DUBOIS

De la donner au roi d'Espagne.

LE RÉGENT , de même.

C'est bien , l'abbé I c'est bien.

DUBOIS

Eh non ! morbleu ! ce n'est pas bien ; mids nous y mettrons bon ordre ; J'ai là le nom de tous les conjurés...

LE RÉGENT, écoutant vers le fond.

Tais-toi; J'ai cru Fentendre... Eh! mon Dieu! non, personne ; elle ne revient pas.

DUBOIS

Je ne comprends pas l'inquiétude de monseigneur ; Je vous promets qu'avant un quart d'heure , elle sera de retour.

LE RÉGENT , avec joie et se rapprochant de lui.

Tu crois?...

DUBOIS , lui présentant la plume.

Ten suis sûr... deux ou trois signatures à donner.

LE RÉGEirr , aU«it auprès de la table.

Qu'est-ce que c'est?

DUBOIS

La duchesse du Maine et son Bwi quH nous faut décidément arrêter. (Geete de mfca d« té^pau

Dubois leprmdtiremMt.) Et puiS, tSfUÊlt petite Bubet

qui meurt d'envie de vous pardonner* iMstera d'abord...

LE RÉUBNT , arec joi«.

Vraiment!

DUBOia.

C'est dans l'ordre ; elle ne peut pas bke m$rement. Signez, Monseigneur.

LE RÉGfiNT , «• sîgMMt.

Mais si tu avais vu son effroi, quanë elle a su qui J'étais.

DUBOIS

Parbleu ! l'étonnement , la surprise... ( Lui donnant w «mm pÊ^'m.) NouseempreBOBS aussi là dedans notre ami Mj^eux, Polignac , Laval , le duc de Richelieu, (se iriUMm<s«aips.) Tous mes ennemis!

LE RÉGBNT.

Tant de monde ! Dubois...

DUBOH.

Qui sait sème, une Joîe dégoîaée* On n'apprend pas que celui qu'on aime est un duc, un prince, un nSgent, waniyyla tète ne vous tourne»

LE lÉeCNT» awcjwt.

Dis-tu vrai?

5kk

DUBOIS

Je le p&rierais* ( Lui doonaiét an autre papier. ) PlOS

que celui-là ; c*est le dernier.

LB BÉGENT , avec impatience.

Mais ce n'est pas on ordre. ( Begardant le papier. )

Une lettre à Sa Sainteté , on chapeau de cardinal !

DUBOIS

Que vous lui demandez pour moi ; J*espère que je ne Tai pas volé.

LE BÉGENT.

Et il ose croire que le pape pourra Jamais consentir.

DUBOIS

Gela ne vous regarde pas , ni moi non plus. Ce qu'il fera sera bien fait ; il est infaillible : ce n'est pas comme nous, Monseigneur.

LE BÉGENT , jeUnt lea papiers de côté.

Par exemple ! ah ! cette fois je ne me trompe pas , une voiture... c'est Babet qu'on me ramène , courons!

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