‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 626 sur 756 · SCÈNE XVIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIIL

Les Pbécédents, REYNOLDS, GHRlSTlÂli,

ALIX , LE COMTE , jeunes gens amis d*Akée.

CHOBUB.

Air: Vive l'Empereur! (de Paul premier). A l'ancieD ami Qui régne ici , Arec franchise, Nous venons gatment Présenter notre compliment...

Oui , de l'amitié Il eut pitié, Et sa deTise Est d'être prudent.

Afin de vivre longuement.

(Ib saluent tous Alcée , et se disposent I s*en aller.)

ALCÉE , les arrêtant.

Un instant , Messieurs... Je réclame , avut votre départ , une explication où votre préseoce est nécessaire.

BETNOLDS , k part.

Ah I mon Dieu !

ALCÉE

Comme vous le disiez tout à rheure, par égard pour les nœuds qui nous unissaient autrefois , j^ fait tous mes efforts pour éviter un combat entre deux amis; mais puisque ma modération est nal interprétée , puisque Ton ose ici douter de bmb courage , c*est moi maintenant qui demande raison à M. Reynolds...

BETNOLDS , I part,

0 ma pauvre succession !...

ALCÉE

Et comme roffensé , j'ai le choix des armes... Je prends Fépée... (a part.) Xlgnore ce qui en arrivera: ainsi, grâce au del, je n'ai rien à me reprocher.

LE COMTE , lui prenant la main.

C'est bien !

GHBISTIAN.

Je suis son témoin. AUons , Messieurs , partons.

BETNOLDS, l«s arrèUnt.

Messieurs , je demande la parole... J'ai M mes preuves , et certainement je crains peu rissoe de ce combat...

LE LORGNON

IIINA , dans le coin à droite, et lorgnant toojoork

Il a une peur horrible I...

aETNOLDS.

Mais mon honneur m^obiige à reconnaître hautement que je me suis trompé sur mon ami Alcée; qu'en foulant assoupir une affaire dont Téclat pouvait nuire à la réputation de ma sœur, il a agi en galant homme , en amL.. loyal... je le tiens pour homme de cœur... (lu^approcbe d*Aicée,

qui loi donne une poignée de main ; puis se tournant vers

les autres. ) Et si maintenant , Messieurs , quelqu'un (le vous en doute , c'est moi qui suis là pour lui répondre, (a paru) Avec eux je n'ai pas peur. (Hanu) ijuant à ma sœur, voilà Christian qui l'aimait et qui la demande en mariage.

ALCÉB.

Lui qui est sans fortune !

CHRISTIAN

Qu'importe, quand on aime! Je ne demande rien que sa main.

MINA , le lorgnant.

Et l'héritage qu'eUe vient de faire , et qu'il connaît déjà. ••

ALCÉE

C'est comme moi, mes amis; peu m'importe

Topinion du monde. (Prenant Mina par la main.)

Voilà ma femme que je vous présente.

REYNOLDS , regardant les antres et riant, puis se tournant Ters Alcée.

Et tu as raison...

TOUS, à Alcée et saluant Mina.

Tu fais bien... tu fais...

MINA , lorgnant et acherant leur phrase. Une sottise. •• (se reprenant et saluant.) CCS mCS-

sieurs sont bien honnêtes.

ALIX

Et moi, madame la baronne, je suis enchantée...

MINA, de même.

Elle enrage.

ALIX, continuant.

Que nous épousions chacune celui que nous aimons; Christian est mon premier amour.

MINA , lorgnant.

G*est-à-dire son second; car un autre déjà...

Ahl mon Dieu! Alcée!... (Donnant le lorgnon à

Akée. ) Tenez , tenez , Monsieur, je n'en veux plus, je ne veux plus rien savoir.

ALGÉB.

NI moi non plus.

LE COMTE

Et vous avez raison; vous ferez bon ménage.

(Mina pose le lorgnon sur la taUe I gauche.)

GHOBUR GÉNÉRAL.

Air : Pour l'honneur et la France, Confiant et sincère , N'en pas croire ses yeux, Voilà, sur cette terre.

Le moyen d'être heareux.

LE COMTE, aupoUic.

Air : Au ioin que je prendt de ma gloire» L'auteur me charge de vous dire Qu'humble et soumis à votre arrêt, Il abandonne à la satire L'invraisemblance du sujet...

Que ce n'est qu'un léger proverbe...

MINA, qui a repris le lorgnon , et qui, pendant le couplet, a regardé le comte.

Il ment... et veut dire par là :

« Je trouve la pièce superbe ; » Vous , Messieurs, applaudissex-la. »

"iéàMéàéàéèôàéié^

LA CHANOINESSE

Représentée, ponr la première fois, à Paris, sur le théâtre du Gymnase dramatiqne,

le 31 décembre 1833.

fiû Bociôté ateo M. Francis-Cornu.

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Madbmoibbllb Héloïsb db IIONTI.UÇON ,

chanoinesse^ GABRIELLE , sa nièce.

Le général BOUAQAGUAAD.

HENRI , son neveà.

ANASTASEï domestique de mademoiselte de Montiuçon.

I»m foèiie le paMO ma ehâteati de lidn^p^aftf pfè» da Ik>eheB, an TovraÎM.

Le théAtra repréMOtê na nloo. Porte «a fond ; croisées dant les anrtei. Port«f latérates. Auprès de la porta à gtbctie de l^elMr, »•

table aTec lont ce qui est néceMaire pour écrire.

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