‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 636 sur 756 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

BOURGÂCHARD, HENRI.

(a la (ÎQ de cette icèoe, Bourgachtrd s*est aasis sur un fauteuil I droits du théâtre ; Henri a'eat aaaii «uprèt de la table. )

HENBI.

Je reste COnfondO... aoéantL.. ( Se retournant en

entendant ton onde qui rit aux éclaU. ) Eh qUOi l... VOUS

riez!.,.

BOUBGACHAED.

Oui , morbleu !... emporté d'assaut, à la baïonnette, et la vieille garde est encore bonne à quelque chose, car voici la noce en déroute, et le prétendu en pleijie retraite.

HENBI.

Quoil M. de Savemy existe encore?

BOUBGACHABD.

Heureusement pour nous, et pour lui, car c'est un brave militaire , un bon officier...

HENBI.

Et c'est lui qui est le mari de Gabrielle ?... (il se lève.) Tant mieux! morbleu 1... nous verrons...

BOURGACHARD , riaot toujours.

Mais non pas... mais du tout, et c'est là le meilleur I... Saverny n'a jamais étémarié...

(lise lère aussi. ) HENRI.

Que me dites-vous donc là?

BOURGACHARD.

Il est comme moi , il déteste le mariage , je Tai toujours connu garçon , il Test encore; et tu en verras la preuve dans cette lettre même qu'il m'écrit au siyet d'un établissement qu'on lui propose...

HENRI , qui a parcouru la lettre.

C'est, ma foi, vrai ; et je ne comprends pas alors ce que tout cela veut dire...

BOUBGACHABD.

Qu'on te prenait ici pour dupe , que cette demoiselle , femme ou veuve , comme tu voudras , n'a jamais eu de mari... mais en revanche , elle a un héritier.

HENBI.

Mon oncle...

BOUBGACHABD.

Et tu allais épouser tout cela I... (a demi-voix.) Oui , morbleu ! ce n'est pas à un vieux troupier comme moi que Ton en fait accroire. Toi , un blanc-bec I un conscrit de la restauration : c'est différent! Tu ne devines pas que pour réparer les brèches faites à l'honneur de la lamille , on avait simulé un veuvage... un mariage avec un homme que l'on croyait bien ne devoir jamais revenir ; mais en apprenant qu'il existait encore , que la ruse allait se découvrir, tu as vu leur

trouble, leur terreur soudaine : la tante n*tA trouvée mal , c'est ce q«'elle avait de mieux à faire , c'est une femme d'esprit ! et la nièce 1.^

HBIIBI.

La nièce m'aurait trompé à œ point 1 c'eat à confondre ma raison.

BOUBGACHABD.

Il en doute encore!... allons, mon garçon, plions bagage. Je ne regrette id que le tîb de Saumur; mais nous en retrouverons ce soir à Tours... à l'hôtel du Faisan.

HENBI.

Quoi ! partir à l'instant même !... Je veux ai moins la voir, lui dire un étemel adieiL

BOUBGACHABD.

En ne revenant pas , ce sera exacteoMit h même chose !

HENBI.

Mais au moins, un moment ••

BOUBGACHABD.

Du tout. En fait de retraite, il faut prendre son parti sur-le-champ ; si nous avions fait comme cela à Moscou...

HENBI.

Et moi je veux me venger ; je veux l'accabler de reproches, vous ne pouvez pas m'(Ker ce plaisir-là : c'est le seul qui me reste , et pendant que vous demanderez les chevaux, pendant que vous ferez atteler, il ne m'en faut pas davantage. Après cela je pars avec vous , je ne vous quitte plus , et je vous jure de ne jamais me marier.

BOUBGACHABD.

A la bonne heure !

ÀiK : 1/ honneur f c'ett chamtant! (des Malheobs D'ca Amant HKDtEDX).

Plus de mariage !

Demeurons garçons.

HENBI.

Oui , c'est le plus sage; Et nous passerons...

BOUBGACHABD.

Notre vie entière Sans bruit, sans débat !

HENBI.

L'bymen, c'est la guerre !

BOUBGACHABDji C'est an Tral combat!

BKSEKBLS.

HENBI et BOUBGACHABD , se donnant U main. Le bonheur, sur la terre, C'est le eélibat

( BouKgaolMrd aort p« la lomi,)

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