‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 654 sur 756 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

SALVOlSY.pakLAUZUN.

SALVOISY.

Ce n*est pas vrai! c^cst impossible! Ah ! si je pouvais le croire ! Elle sait donc par combien de repentir et d'adoration j'ai expié mes discours de la terrasse ; les lâches calomnies auxquelles j'avais pu croire ! Une reine ne peut-elle pas tout savoir? Oh ! oui, elle sait tout, elle a eu pitié de moi , elle veut me consoler , me dire qu'elle me pardonne. Je vais donc la voir ! et de son consentement ! et par son ordre I Oh 1 mon Dieu I. ».

(U se laisse tomber dans un Csuteuil sur le de?aat, à droite, et reste plongé dans sa réflexions.) LADEUN , entrant par la gauche.

L'occasioo est favorable, et avant que la reine ne rentre chez elle... (Montrant un papier.) Là , sur sa toilette, cette allusion à notre dernier entretien; ces deux lignes ^ dont elle seule pourra comprendre le seas* Voilà trop longtemps que j'hésite ; la manière dont elle m'accueille, les distinctions dont elle m'accable, tout me dit qull faut me déclarer, que c'est le moment. Elle s'y attend, j'en suis sûr, et l'on ne doit pas feire attendre une reine de

France, (ll place le biUet sur la toilette. Salvoisy se lève à ce bruit. Lauzun se retourne brusquement.) Qui CSt là ?

que voiB*je? encore cet homme !

SALTOtSr.

Encore ce doc t

LAtJZUN.

Que voulez-vous ? que deouindez-vous ?

SALVOISY.

La reme.

LAUEUIf.

Et croyez-vous qu'il suflSse d'un désir de pétté> trer jusqu'à elle ? Qui vous a conduit ici ?

6ALV0IST.

Que VOUS importe?

LAUSUlf.

Vous me direz au moins à quel titre ?

8ALV018Y.

Pas davantage.

LAUIUII.

Un ordre écrit peut seul vous donner le droit...

SALVOISY.

Montrez-moi le vôtre.

LAUZCN.

Mon nom, mon rang, les charges que j'occupe...

Ah ! j'entends ! vous êtes de la cour , vous ; ob vous y admet, on vous y accueille , pour que toqs alliez ensuite répandre au dehors le venin de vos calomnies.

LAUIUN.

Monsieur!

SALVOISY.

Ne vous ai-je pas entendu? Les malheoreu! ils approchent d'une jeune femmesans expérieoce, prompte à céder à tons les mouvements de soi âme, légère dans ses goûts peut-être , mais Jeiue, mais indulgente. Us la provoquent, ds reaoNragent , et puis après ils l'injurient.

Aia de Bmatêd 4e MonÊmmbâm.

TrMBpé par «ttK, le peuple U maadit, Persuadé d'un crime imaginaire ; Ils n'ont pas craint, par un inrAme broit, De ioulever contre elle sa colore.

Pui». A la eeur, les mou qu'ils ont dictèi Sont répélus par leur tioudie coupable... Pour rendre ainsi le peuple responsable Des crimes qu'ils ont inventés.

LAtIZUN.

D^aussi graves injures seraient déjà punies, ri je ne pardonnais à Texaltation d*nn homme qae le sort des armes a d^à rendu malheureux contre moi.

SALVOISY.

Oh t qu*à cela ne tienne , je sois pr^ encore.

LAtîZUN.

Eh! Monsieur, attendez donc que voosioyet remis de votre première blessure ! Penstt-fo», d'ailleurs, que je n'aie rien autre chose à fifre qu'à mettre l'épée à ta main contre vous, que Je ne connais pas?

SALVOISY.

La reine non plus ne vous connaît pas, et je ^ens lui dh*e...

LAt»U5.

MoBiiettr !*..

SGÈNS IX.

IM PfiÈCÉOBSVTS» VASS^.

VASSAN » «percevant Sahrriay, et covtiot I lui »» ** Lautoii* Ah ! Kl VOlâ... (Se r«teuMiaiil et apetcerial Uêm^

Dieu!M.lcduct

LAtZtJK*

Ldi-néme ! qui , sans votre arrivée > iM donner une nouvelle leçon à votre neveu.

SALV0I6Y.

TASSABT. .

Iloli tt^Tétt! encore lui ! Ah çà I t'm donc un diable! il est partout; on vient de me dire qu'il me demandait en bas à la grille , un petit blond ; et à moins qu'il ne soit double...

LàUZUlf.

On que Tun des deux ne soit un imposteur.

VASSAN.

C'est possible ; en tous cas ce ne peut être que cehii-ci. Se glisser dans cet appartement sans ma permission ! oser tirer l'épée contre M. le duc 1 je le renie pour mon neveu.

LAUZUN

Gomme il vous plaira ; mais qu'il s'éloigne.

SALVOISY.

M'éloignerl

LAUZUN

Dans son intérêt , et dans le vôtre.

VASSAN , bas i SaWoiay.

Vous l'entendez ; sortes, de grâce !

SALVOISY , •'■neyant $ur te {auteuU à dreita.

Je reste , car je suis ici par Tordre d'une per* sonne plus puissante que vous tons.

LAUZUN

Vraiment! eh! qui donc?

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