BYRON
Moi , dn moins : car voas , ma belle enfant , tou-* jours aussi Jolie, si toutefois cela n'a pas augmenté. Et Yotre jeune maître, ce cerveau brûlé, simple gentilhomme à qui il fallait de royales amours?
LOUISE
Vous êtes id chez lui.
BYBON.
Pardon ! pardon mille fois ; et sa tête P
Elle n'est jamais bien revenue.
BOUBDILLAT.
C*est moi qui le traite.
BYRON , lui frappant sur Tépaule.
Ça ne m'étonne pas , vous en êtes bien capable !
BOUBDILLAT, s*mcliaant.
Trop de bontés. Ces ex-grands seigneurs sont d'une politesse... On reconnaît tout de suite les manières de l'ancienne cour.
BYBON.
La cour ! je n'en suis plus , Monsieur ; je suis de la nation.
BOUBDILLAT, avec MtiffacUon.
Oh! nous savons bien que M. le duc de Lauzun...
BYBON.
Il n'y a plus de duc de Lauzun. Un des premiers j'ai abdiqué toutes ces distinctions et privilèges , dont une seule nuit a suffi pour renverser l'échafaudage. Je suis le commandant Byron; ce titre vaut bien l'autre. Je ne devais le premier qu'au hasard ; c'est à la confiance de mes concitoyens que je dois celui-ci , et, quoique jeune, je tâcherai d'y faire honneur.
BOUBDILLAT.
Vous n'aurez pas de peine.
BTBON.
Que chacun fasse son devoir et tienne ses engagements comme moi , avec une foi ferme et sincère , et les temps s'amélioreront
BOUBDILLAT.
Ils sont déjà améliorés ! autrefois je n*étais rien , aujourd'hui je suis quelque chose ; et encore la plupart de mes collègues prétendent que je n'entends rien à ce qui se passe, que je suis un brouillon , un imbécile ; expression de l'ancien régime.
BTBON.
Style de tous les temps.
BOUBDILLAT.
Que j'aie un jour l'occasion de déployer mes talents, ils verront si j'en ai... A propos de ça, monsieur le commandant, on disait ce matin au
dœtrict que la cour et toute la noblesBe feulent abandonner le royaume?
^ BYBON , saut Técouter.
Oui, oui... (Bompaot la coDvenation, et ^aànmatL
k Loaiie.) Eh bien ! ma chère enfant...
LOUISE
Si M. le commandant veut prendre possessioQ de ses appartements, il y trouvera toatceqii peut lui être utile; et plus tard, si vous déara quelque chose...
BTBON.
L'avantage de vous offiir mes services , le platsh* d'être admis à vous présenter mes homniages.
BOUBDILLAT.
Galanterie de l'andenne cour.
BTBON , «^éloignant d« Looiw.
C'est vrai , ce n'est plus de mode; mais quand on y a été élevé...
LOUISE
Taisez-vous , taisez-vous , je crois enlendre noa maître.
BTBON.
Pauvre jeune homme ! ( a Bonrdmat. ) Ah ! sa me me ferait mal. Venez, venez, Bourdillat; conduisez-moi à l'appartement que madeaioiselle Louise veut bien me destiner.
(Lausun «t BoardiUat aorteot par le foad. Loviie aort apito eux.)