‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 671 sur 756 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LA REINE , seule.

( BUe s'assied à droite du théAtre. )

Oh î quel voyage I quel voyage ! A diaque instant de nouvelles craintes , de nouveaux périls ; un cocher qui, à peine sur son siège, s'égare dans les rues de Paris et perd une heure avant d'arriver à la barrière î une heure , dans une fuite comme la nôtre ! et la fatalité , quand nous avons besoin de l'obscurité la plus profonde, qui nous force à choisir la nuit la plus courte de l'année. Ce n'est rien encore ; tout devait tendre à ne point éveiller la cariosité , les soupçons. Eh bien 1 deux voitures, des chevaux sans nombre, des gardes, des coureurs ; tout l'attirail d'un souverain qui visite son empire. Ah ! Je n'accuse pas mes amis ; mais que souvent leur zèle est maladroit ! et mon fils qui tombe malade ! et le hasard qui me fait entrer dans ce château , où m'attend un danger , le moins prévu de tous. (EUe écoute.) Du bruit I... qui peut venir? ( Elle se lë^e. ) Ahl courons vers mon fils... Gid! M. de Salvoisy 1

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