A.LV0ISY
Vassan 1 Vassan ! le marquis de Vassan ! Oh ! Je l'ai reconnu , je les reconnais tous ; c'est devant lui, c'est devant eux qu'elle m'a dit : « Sortez , » sortez ; c'est un fou 1 c'est un fou ! »
LA REINE
Et aucun moyen de lui échapper 1
( EUe cherche 4 se saorer; mais à chaque inatant elle s'arrête dans U peur d'être Tue. )
8A.LV0I8T* riant.
Ah I Je suis fou 1
LA REINE , voyant toutes les portes femoées.
Impossible de sortir!
SALVOIST, l'apercevant.
Une femme ! une femme ici ! ( ii s'approche. ) Qui
est-elle? (Il va 4 elle brusquement; la reine cherche i
l'éviter, mais a l'arrête.) Que voulez-vous. Madame?
(La reine le regarde avec dignité. ) SALVOISY.
Ah!
(Il jette un cri affreux et reste la booche béante.) LA REINE.
M. de Salvoisy...
SALVOISY , après un instant de sileDce. Cette voix! la reine... (11 u regarde avec admirr tion, puis fait un mouvement pour s'avancer vers ellr. La reine, d'un geste imposant, lui fait. signe de s'arrêter. Il
reste immobile. ) Et cependant CCS tniits si fiers, si imposants... ce ne sont plus ces regards de boiilé et de tendresse qui me consolaient : ce n'est pas la reine que J'aimais; c'en est une autre dont k vue m'impose et me rend tremblant.
LA REINE, s'approchant.
Oh ! Je n'ai plus peur... pauvre insensé!
SALVOISY.
Insensé ! non ; il y avait un poids affreux (m»
trant son conir) là! (Portant la main 4 son frooL) lî
surtout., c'était la nuit, et voici le Jour.
LA REINE
Monsieur de Salvoisy !...
Oui, c'est moi; c'est mon nom. Vous éies la reine, rien que la reine, voilà tout; mais il y a quelque chose qui me manque , et que Je ne puis comprendre ; quelque chose que Je ne pois dire,
et que Je cherche. .. (Apercevant Louise qui entre par la porte latérale 4 droite.) Ah ! la VOilà!