‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 68 sur 756 · EN TOILETTE · texte numérisé non relu

EN TOILETTE

GHQBUR.

Ain : Au lever de la mariée.

Dés qu'un ami nous appelle , Nous accourons à sa voix j Prêts à célébrer la belle Qui l'encbalne sous ses lois.

C'est à l'amitié fidèle De célébrer à la fois L'amour, l'bymen et ses lois.

Ma chère cliente avait raison , ce sont tons les gentilshommes des environs.

SIDLER.

Monsieur, nous avons Thonnenr... (Bas aux autres.) Figure respectable, air gauche. S*ll y a un père , c'est lui. ( Haut. ) Nous nous rendons à Tai* mable invitation de notre ami Malzen, qui, à ce qu'il paraît, n'est pas encore arrivé.

SALSBACH, froidement*

Non, Messieurs. Vous êtes plus pressés que lui.

SIDLER.

n est vrai que nous sommes venus si vite; et il fait une chaleur... (bu auxjeuoetgeot.) Il me semble qu'il pourrait nous offrir des rafraîchissements, ou du moins un siège. (Haut à sibbach.) Monsieur est un parent de la mariée ?

SALSBACH, froidement.

Non, Monsieur; un ami.

SIDLEB.

Chargé peut-être de nous faire les honneurs?

SALSBACH.

Je ne suis chargé de rien.

SIDLER.

Je m*en doutais, 11 est impossible alors de rem«

plir avec plus d'exactitude et de fidélité les fonctions que TOUS tous êtes réservées.

Air dei Amaionet* Le fat! j'étouITe de colère.

SIDLER, en riant, I toi amis.

Que dites-vous du compliment?

SALSBACH.

Mais attendons f j'aurai bientôt, J'espère,

Comme eui, droit d'être impertinent.

Depuis longtemps ils l'ont par leur naissance;

Mais qu'un jour je l'aie obtenu , Plus qu'eux encor j'aurai de l'insolence. Pour réparer du moins le temps perdu.

( Sabbach païae à gaucbe , Sidler et les jeunes gens à droite. ) SIDLEB , qui pendant ce temps s*est rapproché de la porte do fond.

Mes amis, mes amis, j'aperçois le marié; il entre dans la cour.

TOUS

Est-il bien beau ?

SIDLER.

Non, vraiment, en bottes, en éperons, costume de cheval , singulier habit de noce I Mais il parait

qu'ici (regardant Saisbach en nant) tOUt eSt Orîgintl. SALSBACH, à part.

Encore, morbleu 1 Allons trouver Louise, et £Bûre prévenir la tante de l'arrivée de son estimable neveu.

( Il entre dans rappartement de madame Barneck.l SIDLEB*

Allons, Messieurs , le compliment d'usage au marié.

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