SCÈNE XIL RAYMOND, FUmCHON, ESTBUA
FUHICHON.
Eh bien I il sort furieux. Qa*e8t-oe que ça signifie?
RAYMOND
Qae tont est perdu.
FUMICHON-
Laisser donc,
BSTELLE , i Fumicbon.
Ah 1 nous n*espérons plus qa*en vous.
FIJBIICHON, à Bajrmon4.
Vous n^avez donc pas fait votre demande ?
BAYMOND,
Si, vraiment!
FUIIIGHOIV.
Et qn'a-t-il répondu?
BAYMOUD.
Qu'il acceptait ; qu'il me donnait sa fille et deux cent mille francs de dot.
FUHICHON.
Voilà l'essentiel , le reste n'est rien.
RAYMOND
Pas du tout ; car dès que Je lui eus dit mon nom , sa physionomie a changé, ses traits se sont contractés; il m'a insulté dans n que J'avais de plus cher.
FUMICHON
Quelque InUe qui lui sera passée dansée nuH ment par la tôte; car Je ne penx croire que cela vienne de votre nom , qui après tout n'a rien] de bien terrible !
BSTELLB.
Non, sans doute 1
FUMIGHON.
N'est-ce pas Raymond que l'on vous nomme ?
ESTELLE
Oui , vraiment I Raymond de Bussières !
FUMIGHON , stupéfait.
Bussières !
ESTELLE et RAYMOND.
Qu'avez-vousdonc?
FUMIGHON , dans le plus grand eflroi.
Bussières, avez-vous dit ?
RAYMOND
Eh bien ! vous voilà comme lui f
FUMIGHON.
Malheureux que vous êtes 1 malheureux enEuits»
SSTELUB, uenibUnto*
Qa'ya-t-il4paç?
FUMICH0N#
Rien, mes amis, rien du tout i mais la surprise, l'efiroi I...
ESTELLE
Nous ne devons plus en avoir, puisque vous êtes pour nous.
RAYMOND
Puisque vous parierez en notre fiiveur.
FUMIGHON.
Moi ! m'en préserve le ciel !
Gomment , notre mariage...
FUMIGHON,! demi-voix.
Taisez-vous! taisez-vous I (a part.) Qu'est-ce qne J'allais faire là ? ( Haut. ) Mes chers amis , ne m'accusez pas , ne m'en veuillez pas ; mais en conscience, voyez-vous, ce mariage, il ne faut plus y penser.
ESTELLE et RAYMOND.
Qi|edites^vous?
FUMIGHON.
U ne peut plus avoir lieu.
ESTELLE
Et pour quelles raisons ?
FUMIGHON.
Je ne peux pas vous le dire !
RAYMOND
Ah I c'est trop se Jouer de nos tourments, et vous parlerez...
FUMIGHON.
Ça m'est impossible; mais vous sentez bien, mes enfants , que moi qui suis votre ami , il ne me viendrait pas à l'idée de vous désunir, ds vous séparer, si les motifs les plus graves...
'RAYMOND et ESTELLE.
Eh bien 1 quels sont-ils?
FUMIGHON.
Ne me le demandez pas! mais si vous avez quelque confiance en moi, si vous avez quelque amitié pour elle...
RAYMOND
De l'amitié ! dites donc de l'amour le plus fort, le plus violent.
FUMIGHON.
Eh bien ! en voilà trop ! Je ne vous en demande pas tant ; Je vous demande seulement de partir, de rester éloigné d'elle pendant quelque temps ; Je vous en supplie en grâce.
RAYMOND
Je ne puis partir en ce moment ; mais ce soir, mais demain, vous serez satisfait, (pavant anprit d*EsteUe) et il ost probable que nous ne nous verrons plus.
fiSTRLLR.
Raymond!
RAYMOND
Adiea ! D'autres devoirs m'appellent ; mais rassures-Tons, je respecterai ce qui vous est cher, et si Je ne reparais pins à vos yeni, parfois du moins donnes-moi on souvenir.
Âh I toujours...
BAYMOND , à Fomichon.
Adieu, Monsieur... (a EsteUe.) Adieu, Estelle; j'espère , quoi qu*il arrive, que tous les deux vous serez contents de moi.
(Uwrtpar le fond.)