SCÈNE VI
LÀ REINE, qui Tieiit de le reconduire, aperçoit, en redegcendant le théitre , ABIGÂIL qui entre par la porte du Ibod à droite.
LA BEINE f allant K*as»eoir sur le canapé à gauche.
Ah ! te voilà, petite 1 eh bien!... et la duchesse?
ABIGAÎL.
Ah ! si vous saviez I
LA BEINB, a'aiieyaut.
Viens ici près de moi !... (a Abigaii qui Uitte à
a*aaMoir près de la reine.) VlonS donc! Qu'a-t-oUe dit?
abigaIl.
Rien!... mais la colère et ForgueU contractaient tous ses traits !...
LA BEINE, souriant.
Je le crois sans peine ! car le message dont Je t'ai chargée près d'elle lui désignait d'avance celle qui désormais allait la remplacer.
ABIGAÎL, étonnée.
Que dites-vous?
LA BEINB.
Oui, AbigaIl, oui, tu seras tout pour moi... ma confidente , mon amie. Oh ! ce sera ainsi! car d'aujourd'hui je commande , je règne !... Achève ton rédt... Tu crois donc que la duchesse est furieuse?
ABIGAÎL.
J'en suis sûre ! car en descendant le grand escalier , elle a dit à la duchesse de Norfolk qui lui donnait le bras... (C'est miss Price qui l'a enten* due , et miss Price est une personne en qui l'on peut avoir confiance.) EUe a dit: « Quand je de- » vrais me perdre , je déshonorerai la reine l...e
LA REINE
0 ciell
abioaIl.
Et puis elle a ajouté: « H vient de m'arriver » d'importantes nouvelles dont je profiterai... « Mais elles se sont éloignées, et miss Price n'a pu en entendre davantage !
LA REINE
De quelles nouvelles voulait-elle parler?
ABIGAÎL.
De nouvelles importantes I
LA REINE
Qu'elle vient d'apprendre 1...
ABIGAÎL.
Peut-être des nouvelles politiques... I
LARKOfB.
Ou plutôt cette entrevue que nous avions pr^ jetée pour hier au soir ?
ABIGAÎL.
Où est le mal?
LA REINE
A coup sûr !... car hier, si je désiras, et den^ toi , interroger Masham... c^étaJt poor une afl»v grave et importante... pour savoir jusqu'à qaé point on m'abusait., pour connaître enia b
vérité!
ABIGAÎL.
Ce qui est bien permis ! surtout à unereîM!
LARBIRB.
Tu crois?
ABIGAÎU
C'est un devoir ! (virement.) Et pnift enfin qi^MH rait-eile à dire ?... Vous ne l'avez pas vn , ( « p«t) grâce au ciell (Avec satisfaction.) Et maBUcnui qu'il est prisonnier... c'est impossible !
LA REINE , avec embarras.
Et si cela ne l'était pas !
ABIQAIl , effrayée.
Que voulei-votts dire ?
LA REINE , atec joie.
Tu ne sais pas, AbigaH, il va vmiir» je retends!
ABIGAÎL , TiremenU
Vous, Madame?
LA REINE, lui prenant la main.
Qu'as-tu donc?
ABIGAIL , atee énotioB.
Je tremble I... j'ai peur.
LA REINE , atec reconnaissance et se lerant.
Pour moi !... Rassure-toi !... aucun danger...
ABIGAÎL.
Et si la duchesse le savait dans le pakis.., dans votre appartement!... à une pareille tieurel.. Mais non, votre majesté l'espère en vain... Masham est confié à la garde de BoUnghroke, qui ne peut, sans s'exposer lui-môme, h» roHbe la liberté !... et c'est impossible...
LA RBINB, lui montrant la porte du fond I gancke ^ Tient de s'ouvrir.
Tais-toi!... le voidl
ABIGAÎL t Toulant courir I |l«ham.
Ociel!
LA REINE, la retenant.
Ne me quitte pas !
ABIGAÎL , avec jalouaie.
0kl noB« Madame» non certaineneatl
LE VEBRl l'BAU.