‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 754 sur 756 · SCENE YIL · texte numérisé non relu

SCENE YIL

MASHAM, LA REINE, ABIGAIL.

(llasham t'arance knteinent, salue req>ectaeuiemeiit la reine , qui , avec émotion et Mm loi parler , lui fait ngne de la main d*CTancer.)

LA REINE , bM à Abigad.

Ferme ces portes... et retiens!

(Abigail ferme la porte du cabinet e droite et celles du fond et rerient vivement se placer près de la reine.)

MASHAM.

Lord Bolingbroke m^envoie présenter à votre majesté ces papiers , qu'il ne pouvait , dit-il , confier qu'à mol, et qoi sont de la dernière importance !...

LA RBINB t creo bonté et pienant les papiers.

C'est bien , Je vous remercie !

MASHAM.

Je dois les loi reporter avec la signature de yo« tre majesté.

LARIINB.

C'est vrai 1... je Toubliais!... (Elle pa«e près de la table & gauche et s*aisied. — * Regardant les papiers.) Ah 1

mon Diea ! comme en voilà I...

(Elle ôte ses gants, piend une plume et signe vivement, et sans les lire, les diverses ordonnances. — ' Piendant ce temps, Masbam s'est approché d'Abigall, qoi est de Tautre côté, à Textrèmité à droite.) MASHAM.

Eh 1 mon Dieu 1 miss AbigalU comme vous voDà

pâlel

ABIOaIL» à demi-voix , avec émotion.

Ëcoutes-moi, Arthur... j'ai le crédit*, le pou^ voir de la duchesse 1

MASHAM, avec joie.

Est-il possible?

ABIOaIL , de même.

La faveur de la reine I et je suis déddée à repousser tous ces biens... à y renoncer...

MASHAM , étonné.

Eh! pourquoi?...

abigaIl.

Pour vous!... Quelque fortune qui vous puisse arriver, en ferie^vous autant?

MASHAM, vivement.

Pouvez-vous le demander?

ARIGAIL, tremblante.

Eh bien ! Arthur , vous êtes aimé d'une grande dame... la première de ce royaume...

abiqaIl.

SUenCe!... (lui montrant la reine qui a achevé de ligner et qui s*avao€e vers M.) La rolue VOUS piTie,

LABBIHB.

V)id les ordonnances que Botfaigbroke vous avai chargé d'apporter à notre signature...

MASHAM.

Je remercie votre majesté , et vais annoncer à milo^d qu'il est ministre !

LA BEINB.

G^t généreux à vous, car le premier usage qu'ilfera du pouvoir sera sans doute de poursuivre ('adversaire de Richard Bolingbroke, son cousti.

MASHAM.

Jene crains rien!... fl sait comment ce duel s'est )assé!

LA BBIIIB.

Et puis , vous avez pour vous de hautes protections., la nôtre d'abord, et, bien mieux encore,

celle le la duchesse 1 (EUe va Rasseoir sur le canapé à gauche lu spectateur. — > Masham est debout devant elle et Abigail debout derrière le canapé sur lequel elle s^appuie en regadant Masham.) Ou m'a aSSUré, Masham,

mais VOIS n'en conviendrez pas, car vous êtes discret, m m'a assuré que vous Paimiez...

Mol ,Madame... jamais !

LA BEINE.

Et poutiuoi donc vous en défendre ? la duchesse est fort telle , fort aimable , et le rang qu'elle occupe.» •

MASHAM.

Ah! qf importe le rang et la puissance... on y

songe pei quand on aime. (Begardant Abigall qui est debout derière la reine.) Et j'aime ailleurs !...

(Abigall fait un geste d*efiEroi.)

LA BBII9E , baissant les yeux.

Ahl c'6t différent.. Et celle que vous aimez est donc ben belle!

MASIAM, avec amour et regardant Abigall. Plus qui je ne peux vous dire... (se reprenant.)

Je veux dire que je l'aime... que je suis heureux et fier de «et amour ; et punissez-moi , Madame , si même ic, devant vous et à vos pieds, j'ose l'avouer...

Li BEINB, se levant brusquement.

Taisez-v<us !... n'entendez-vous pas ?...

ABIGAL , montrant la porte du cabinet à droite.

On frap(e à cette porte!

MAIHAM, montrant les portes du fond.

Ainsi qu\ceUes<il

Et ce bnit au dehors!... les appartements se remplissent de monde.

LA bbinb.

Commeit fuir maintenant ?... (a part, avec effroi.) Et cette plrase de la duchesse ! (Haut.) Et si on le voit id...

ABIGAlU

Là, SOT ce balcon...

(Masham t'éUuce sur le baleon à gauche; Abigail refenne la feoèlre.) LA REINE.

C'est bien.... va leur ouvrir.

ABIGAÎU

Oui, Madame... mais du calme..» du langfroid.

LA REINE

Oh! J'en mourrait

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