SCÈNE VIL
Les Précédents; Madame BARNEGK, dooDuit 1« maiD à SÂLSBAGH.
MADAME BAENECK , qui « entendu let deruien mots.
U n'est plus temps , Monsieur; Theure a sonné.
MALZEN.
Gomment 1
MADAME BARNEGK*
Dieu merci , ma nièce est libre , et vous pouvez TOUS éloigner.
MALZEN.
Pa^encore, Madame.
MADAME BARNECE.
Qn^est-ce à dire. Monsieur? quand tout est convenu, arrêté; quand la séparation est prononcée?
MALZEN, TÎTement.
Elle ne Test pas encore, Madame; votre nièce n^a pas signé.
MADAME BARNEGK, prenant Pacte.
Ce sera fait dans Tinstant, Monsieur. Allons,
Louise. ( Elle lui donne la plume. ) SIDLER.
Permettez...
SALSBAGH.
Un moment.
MALZEN , à Louiw.
Madame , je vous en conjure , au nom du ciel , ne signez pas avant de m*avoir entendu ; je puis
me justifier, et... (Louise signe.) SALSBAGH.
Elle a signé.
MALZEN , accablé.
Ah!
MADAME BARNEGK , présentant U plume à Malien.
A votre tour, Monsieur.
MALZEN prend la plume , garde le silence un instant , puis la jetant avec viTacité, il s*écrie :
Non, Madame!
MADAME BARNEGK.
Gomment?
MALZEN.
Je ne signerai pas.
SIDLER.
Qn*e8t-ce que tu dis donc?
SALSBAGH, à part.
Très-bien.
MALZEN.
Non, je ne signerai pas un acte qui me déshonore. 11 suffit de lire la clause que votre nièce a ajoutée.
MADAME BARNEGK.
Je ne la connais pas , Monsieur, et je l'approuve d'avance ; la l>aronne de Malzen ne peut rien vou-
loir que de juste, dlionorable. Ainsi, terminons ce débat, et signez sur-le-champ.
MALZEN, hors de lui.
Non , vous dis-je ; mille fois non 1
MADAME BARNEGK.
On VOUS y forcera , Monsieur.
MALZEN.
G*est ce que nous verrons.
MADAME BARNEGK.
Air du TaadeTlIle de Turenne.
Le» tribunaax décideront Taffaire.
MALZEN.
Vous le Toulei? Eb bien ! soit, j'y consens.
MADAME BARNEGK.
Noos plaiderons.
SALSBAGH.
Cest l ce qu'il faat faire.
TOUS
Nous plaiderons!
SAIilBAGH , à part.
Qael bonbeor Je ressens!
(Haut.) (A part.}
Un bon procès! Envoilà poar longtemps.
SIDLER.
C'est son mari !
MADAME BARNEGK.
Non pas!
SALSBAGH.
La cause est neoTe!
Ayant qn'nn arrêt solennel Ait décidé ce qu'il est ; grAoe au ciel. Elle aura le temps d'être Teuve.
LOUISE , tremblante.
. Ma tante , je vous en supplie...
MADAME BARNEGK, eo colère.
G*est qu'on n'a jamais vu un pareil caractère; il a fallu un jugement pour le marier, il en faut un pour le séparer, il en faudrait peut-être... Nous robtiendrons. Monsieur, nous Tobtiendrons; et dès demain , je présenterai requête, (a saUbach.) Monsieur Salsbach !
SALSBAGH , pavant auprès de madame Banieck.
Je suis prêt , Madame ; mais il y aurait peut-être moyen d'arranger à l'amiable...
MADAME BARNEGK.
Du tout , je veux plaider; et en attendant, j'espère , Monsieur, que vous allez vous retirer. U est nuit, votre cheval est sellé depuis longtemps.
MALZEN.
U attendra; car je ne partirai pas sans avoir parlé à ma femme.
MADAME BARNEGK.
A votre femme 1
SALSBAGH.
Votre femme , provisoirement , c'est vrai ; mais on verra.
MALZEN.
Tant que durera le procès, vous ne pouvez pas
empêcher que Je ne sois son mari; et j*ai bien le droit..
MiDAME BABNEGK,
Vons n^en avez aacon.
MALIEN
Je loi parlerai.
MADAME BABNEGK.
Malgré moi?
MALIEN
Malgré tout le monde. (Avec force.) Je sois ici chez elle, chez mol, dans la chambre de ma femme; et nul pouvoir ne m'en fera sortir, (ii «'assied sur une chaise à gauche. )
MADAME BABNECK, s*approcbant de Loqîsq, qiU a Tair de se trouver mal.
Qu*as-tu donc, Louise?
Air : Sortes, iorlez ( de la Fiancée ). 0 ciel! la pauvre enfant! la force l'abandonne.
MALZEN , courant à elle.
Malheureax que je suis!
MADAME BABNEGK.
Sortez , je vous Torf^onne!
Monsieur, voulez-vous dans ces lieux La voir eipirer à vos yeux !
MADAME BABNBGK.
Sortez , ou bien j'appellerai :
Ilsortira, je Tai juré.
SALSBACH, à Malzen.
Sortez , mon cher, je vous suivrai ; Faites les choses de bon gré.
SIDDEB.
Sortons , mon cher, et de bon gré ; C'est moi qui vous consolerai.
MALZEN.
PuisquMl le faut, j'obéirai ; Mais^dans ces lieux je reviendrai.
( Salsbach et Sidler emmènent Malien. Tous 1m trois sortent par la porte k gauche. )