‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 85 sur 756 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LOUISE, MADAME BARNECK.

MADAME BABNECK.

Je retiendrai! Qu'il en ait Taudacel

LOUISE

Comment ? ma tante, est-ce que vonseroyeiP...

MADAME BABNECK.

Pure bravade ! Mais n'importe , Je vais donner des ordres pour que Ton veille toute la nuit.

LOUISE , tombant dans un fauteuil.

Ah ! ma tante , quelle scène 1

MADAME BABNEGK.

Pauvre petite! j*espère que je me suis bien montrée. C'est d'autant mieux à moi , que je ne savais pas trop de quoi il était question , ni le motif de sa résistance.

LOUISE

Je VOUS l'expliquerai ; mais je dois convenir que c'est d'un honnête homme.

MADAME B4BNEGK«

Hum ! ce n'est pas cela^ et j'ai bien une amie idée.

LOUISE

Quoi donc, matante?

MADAME BABNEGK.

Une idée qui m'est venue comme un coup de foudre , et qui rendrait notre vengeance complète. As-tu remarqué son trouble, son agitation? s'il s'avisait de t'aimer réellement?

LOUISE , troublée.

Lnil

MADAME BABNEGK.

Je donnerais tout au monde pour que ce fût vrai ; quel bonheur de le désoler !

L0T7ISE.

Je n'y tiens pas.

MADAME BABNEGK.

Et tu as tort. Dieu ! si c'était de moi qu'il fât amoureux 1 Adieu, mon enfant, adieu; ne t'inquiète pas , ne te tourmente pas , je me charge du procès, de la séparation; toi, songe seulement qu'il est parti désolé , désespéré. Ah ! qu'il est doux de se venger, et quelle bonne nuit je vais passer!

( Elle embrasse Louise, et rentre chez ellor)

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