‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 9 sur 756 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédents, M. de GHAG.

M. DE GRAG, etw volobiUlé.

Vien, fort vien, mes enfants I (u fait dgne «tu

paysans de se retirer.) PardOU , mOU gendre , de bOUS

aboir fait attendre ; souffres que je bous embrasse. Plus je bous regarde... eh ! c'est vien lui, voilà tous les U*aits de feu son père , et je l'aurais reconnu entré mille. Je crois cependant que bous ressemblez ciussiàmonnebeu Germeuil. A moins que ce ne soit plutôt à un clé nos anciens boisins. Oui, c'est vien cela. A ce junc Valsain qui, depuis

LES HÉRITIERS DE CRAC

dix ans , est à la guerre , charmant jane homme ; frabe comme mon epée, immensément riche...

VAUâlN.

Mais, Monsieur...

If. DB CBAC.

Et mes fleurSt mes vouquels, qu*en diteshons ? Lé compliment du petit, charmant, n'estce pas ? il était de moi ; et mon château dé Crac , que i>ous en semble? les Telles tourelles ! comme elles sont noires ! et des boutes , des souterrains ! nous y abons quelquefois des purs à faire plaisir. CroycE-bous que Tintendant de la probince boulait m'acheter ce chftteau , pour en faire une résidence royale? demandez à Rosalie; bous lui dcmanderez...

VALSAIN.

Mais, Monsieur, souffrez que...

If. DE CRAC , rinterrompànt vivement.

On m'en oflhdt 500,000 francs, 600,000 même; Je n'ai pas boolu; J*ai bingt autres châ- U^aui...

VALSAIK, &ptrt.

n n'en a pas un.

If. DE CRAC

Mais je tiens à celui-ci , à cause de Tarrondissement où il est situé , arrondissement qui m'a nommé à la députation.

VALSAIN.

Vous , député ! je n'en savais rien.

If. DE CRAC.

Cest tout comme... Je l'ai manqué de si peu.

VALSAIN.

D'une voix , peut-être ?

M. DE GRAC«

D'mie demi-voix.

VALSAIN*

Comment ça?

If. DE CRAC.

L*âecteur qui faisait le bulletin décisif a été frappé d^uoc paralysie à la main droite, au moment où il avait écrit la moitié de mon nom, G , R.

VALSAIN.

Il ûdlait réclamer.

C'est ce que j'ai &it, en protestant de mon zèle, de mon désintéressement.

Ain da TandiTille du PrewtUr Priw, Sar mes tentimento trés-fidéles, Sur mes talents, ma probité.

J'ai dit des paroles fort belles.

Des paroles de député, Avec oet accent qui réveille.

Avec Taccent qui part du cœur.

VALSAIN.

Eh bien?

If. DE CRAC.

Les paroles ont fait merveUle ; Malt raec«nt n'a porté malheur.

Ah çà ! bous goûtez avec nous? J*cntends ma fille , sa toilette est terminée , et je bais bous présenter. ( A part. ) Je suis cuchanté du maintien , des sentiments et de la conversation de mon gendre.

VALSAIN, &part.

Allons, ce pauvre de Crac n'est pas changé ; Je suis fâché de m'en aller , J'ai du plaisir à le voir.

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