SCÈNE XIV
SIDLER, SALSBACH, Madame BARNECK ,
LOUISE, MALZEN, PLUSIEURS Jeunes Gens.
Air de Léonide,
BNSEMBLE.
tous.
Ah! grands dieux!
Dans ces lieux.
Quelle Tue
Imprévue !
Quoi! tous deux
En ces lieux!
En croirai-Je mes yeux?
MALZEN et LOUISE.
Joor heureux
Pour tous deux !
Quelle joie imprévue !
Joor heureux
Pour tous deux !
Il comble enfin nos vœux.
MADAME BARNEGR« De rage et de dépit je tremble.
SALSBACH.
£st->ce donc pour se séparer Qu'ici nous les trouvons ensemble?
MADAME BARNECK.
J'en pois à peine respirer.
Enfermés dans cette demeure Depuis hier soir...
MADAME BARNECK.
C'est trop fort; Et madame trouvait encor Que je venais de trop bonne heure.
TOUS
Ah ! grands dieux ! etc.
MALIEN et LOUISE.
Jour heureux, etc. '
SALSBACH.
Ah çà ! mais que diable voulez-vous que nous attestions ?
MADAME BARNECK, hors d'elle-même.
Vous attesterez, vous attesterez, Messieurs, que je suis furieuse, que je bannis monsieur de ma présence , et que je ne le recevrai jamais chez
mOL (Malien pane aupris de madame Bameck.) LOUISE.
0 Ciel !
MADAME BARNECK.
Et que vous , ma nièce, vous qui me devez tout , vous avez juré de ne jamais me quitter.
LOUISE , baiMant lei yeux.
U est vrai.
MALZEN.
Croyez, Madame , que mon plus cher désir serait de voir confirmé par vous le pardon que j'ai obtenu de Louise ; mais, dans ce moment, je n'essayerai point de vous flécliir, je me soumettrai respectueusement à vos ordres.
MADAME BARNECK , d'un air menaçant.
Je l'espère bien, ou sinon...
MALZEN.
Et puisque vous me bannissez, résigné à mon
sort., (a Louise, d*uii air peiné, et la prenant par la
main.) Allons, chère amie, faites vos adieux à votre tante, et partons.
MADAME BARNECK.
Qu'est-ce à dire ?
MALZEN.
Queje remmène chez moi.
MADAME BARNECK.
L'emmener ! elle pourrait y consentir !
SALSBACH , froidement, et prenant une prise de tabac.
Qu'elle le veuille ou non , c'est la loi , la femme doit suivre son mari.
MADAME BARNECK effrayée.
Ah! mon Dieu!
MALZEN.
Quant à mon fils , toutes les fois que vous désirerez le voir...
MADAME BARNECK.
Et cet enfant aussi ! mon filleul, vous l'emmenez!
SALSBACH , de même.
Vous ne pouvez pas l'empêcher: c'est le père. Pater i$ est qucmjmtœ nuptiœ,,.
MADAME BARNECK.
Eh! laissez-moi.
MALZEN, I Sidler.
Toi, mon ami, tu nous suivras; et puisque monsieur de Salsbach , comme ami de la maison , veut bien accepter un logement chez moi*..
MADAHB BARlfECK.
Et VOUS aussi ! tout le inonde m^abandonne! Je vais donc rester seule dans cet immense château !
SALSBACH.
A qui la faute?
LOUISE , joignant Iw maint.
Ma bonne tante !
MALZBN , qoi a pané à la droite de madame Barneck.
Madame I
SALSBAGH.
Ma respectable amie.
MADAME BARNBCK, entre eox deux.
Laissez-moi, Jaissez-moi. Perdre en un Jour une colère à laquelle depuis si longtemps Je suis habituée ! Non , non , Je tiens à mes serments , Je ne le recevrai point id ; et poisqu^il enlève ma nièce, mon petit fiUeul, puisqnll enlève tout le monde , eh bien ! qu'il m'enlève aussi !
SALSBACH.
Vi^t! la paix est signée. Ils sont réunis, et moi baron; du moins J'y compte. (Ba» à uaiten.) Ah çà! Jeune homme , J'espère que nous allons réparer le temps perdu, ce petit bonhonmie attend une sœur. (Louiac pa«e auprès de Malxen. ) CHOEUR.
Air do ballet de la Somnambule.
De nos plaideurs désormais Célébrons l'accord propice ; L'amour mieux que la justice Sait arranger un procès.
MALZBN.
Ab ! quelle ivresse !
La guerre cesse.
Un seul jour change mon cœur.
A quoi donc tient le bonheur !
SALSBAGH.
A quoi donc tient la noblesse !
CHOEUR
De nos plaideurs désormais, etc.
J'^'^'tKI
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QUI JAMAIS îTOrS N'A-VÏS ÈTt TLUS JOUX
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LA SECONDE ANNÉE
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