‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 3)Chapitre 200 sur 342 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

CNÉIUS

Séjan !

AGRIPPINE

Guerriers, c'est un jour de victoire.

Vous n'étiez point venus demander au sénat De venger un héros par un assassinat.

Eh! qui peut le venger, quand sa veuve pardonne? Ne pensez pas, Cnéius, que je vous abandonne. A de vils meurtriers opposons mes amis. Et l'aspect d'Agrippine, et les larmes d'un fils. Le dieu se cache encor, mais je vois la victime : Pison pouvait subir un arrêt légitime ; Aux lois, à la clémence on voudrait l'enlever; Des secours de Séjan courons le préserver.

Agrippine, à ces traits on doit vous reconnaître. Courons; et que Séjan... Dieux! je le vois paraître!

AGRIPPINE

Quel est ce fer sanglant qu'ose agiter sa main ?

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