‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 3)Chapitre 267 sur 342 · OEDIPE, LE CHŒUR · texte numérisé non relu

OEDIPE, LE CHŒUR

LE CHCœUR.

Fils de Cadmus, une ingrate patrie ^

' N'a pas encore épuisé son courroux: On vous arrache une fdle chérie; Mais un héros vient de s'armer pour vous. Combattra-t-il en faveur d'Antigone Auprès du temple oii le fils de Latone, Son arc en main, lève un front radieux? ■'"' Conduira-t-il nos guerriers intrépides Près du rivage où les saints Eumolpides Chantent Cérès et la mère des Dieux!

Les boucliers retentissent, Frappés par les boucliers; Heurtés du front des coursiers,

4îxo OEDIPE A COLONE.

Les coursiers fougueux bondissent; Les guerriers mourans frémissent, En tombant sous les guerriers.

Une poussière brûlante Saillit du pied des remparts; Les chars attaquent les chars; Et leur faux étincelante Fond dans la plaine sanglante Sur les bataillons épars.

De nos héros protège la vaillance, O souverain des Dieux et des mortels ! Prends, 6 Pallasî ton égide et ta lance; Défends ton peuple, et défends tes autels! Dieu du trident, sors des gouffres de l'onde; Phébus, Diane, 6 Dieux flambeaux du monde, O Dieux chasseurs, épuisez vos carquois! Bellone et Mars , conduisez nos armées ; Que la victoire aux ailes enflammées Du haut des cieux descende à votre voix !

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