XXXII SUR M. J. CHÉNIER
nier et Napoléon n'empêchait pas qu'ils rendissent justice à leur supériorité respective : ils ne se blâmaient réciproquement que relativement à l'intérêt dans lequel ils l'employaient. Ils s'étaient connus d'abord à une époque où tous deux servaient la liberté , l'un dans les camps , l'autre à la tribune ; l'un avec sa plume , l'autre avec son épée. La révolution du 1 3 vendémiaire les avait unis. Après les avoir rapprochés de nouveau, la révolution du i8 brumaire les divisa.
« grands talens seuls ont droit à votre faveur, tous les Français ont « droit à votre justice.
« Je suis avec un profond respect, Sire, de Votre Majesté Im- « périale et Royale ,
« Le très-obéissant et très-fidèle serviteur,
Paris, ce 22 mai 1806.