‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 4)Chapitre 191 sur 243 · LA REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

LA REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC DE GUISE

LE CARDINAL

I /' o u peut venir, Madame , un si prompt changement ?

LA REINE-MÈRE

J'ai couru le chercher dans son appartement :

L'Hospital en sortait. Mon fils, à mon approche,

A soudain contre nous exhalé le reproche;

Il s'est plaint de vous-même, et plus encorde moi;

Surtout de l'Hospital il m'a vanté la loi.

« C'est le seul , a-t-il dit , qui ne veut point me nuire.

« Environné d'amis zélés pour me séduire ,

« Mon âme contre eux tous a besoin de s'armer ;

« Et je dois craindre enfin ce que je dois aimer. »

A ces mots , l'observant d'un œil tendre et paisible :

«Mon fils, à vos chagrins votre mère est sensible,

« Ai-je dit; et, pour vous, mon ardente amitié

« Va presqu'en ce moment jusques à la pitié.

« De votre Chancelier je connais la prudence;

« Mais ce faste imposant de sa vaine éloquence

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