D AMBOISE
Nous l'espérons du moins; Et c'est trop exalter une faible victoire, Dont même avec la nuit vous partagez la gloire.
SOLIMAN
Et si la nuit, chrétien, ne t'eût pas secondé Crois-tu qu'à tes efforts Antioche eût cédé ?
d'amboise.
Peut-être.
gG AZÉMIRE.
AZÉMIRE
Abandonnez une menace vaine, Et parlez dans ma cour et devant une reine , Vous, Seigneur, en Soudan; vous, en Ambassadeur. Pour un jour de combat réservez cette ardeur. Malgré votre victoire et sou orgueil étrange. Je veux bien accepter et la trêve et l'échange. Avec ses compagnons Turenne peut partir; Et j'y consens , chrétien , s'il y veut consentir.
d'amboise.
G ciel ! et pouvez-vous douter qu'il y consente , Madame! et voudrait-il abuser notre attente? Et la gloire aujourd'hui n'en doit-elle obtenir?.,.
AZÉMIRE
Tl suffit : vous pourrez le voir, l'entretenir.
Me faut-il cependant répondre de son âme ?
Le puis-je?
d'amboise.
Pardonnez, je l'avais cru. Madame,
On disait qu'en ces murs Turenne désormais
Veut à des nœuds chéris s'abandonner en paix;
Qu'il aime en votre cour.
SOLIMAN, à part.
Ciel!
AZÉMIRE
Pouvez-vous le craindre ?
d'amboise.
S'il était vrai. Madame, un ami doit le plaindre.