‹ uvres complètes de M. J. Chénier, précédées de notices historiques (volume 5)Chapitre 96 sur 102 · EN L'HONNEUR DE L'ARMÉE FRANÇAISE EN BATA VIE · texte numérisé non relu

EN L'HONNEUR DE L'ARMÉE FRANÇAISE EN BATA VIE

Séance du i^"^ vendémiaire an VIII (23 sept. 1799, vieux style).

Un secrétaire donne lecture d'un message du Directoire exécutif, annonçant la victoire remportée sur les Anglo-Russes'. La lecture terminée , Chénier monte à la tribune :

Citoyens,

Nos braves guerriers ont encore une fois rempli l'attente de la Patrie. Ils ont terminé l'an VU par une victoire ; l'annonce de cette victoire commence une année nouvelle , et remplit de la manière la plus touchante cette auguste solennité destinée à célébrer la fondation de la République. Les brigands vomis par les déserts glacés du Septentrion ont à peine souillé la Batavie de leur présence qu'ils y ont trouvé la captivité ou la mort. Le courage des braves s'est réveillé; les

1. Cette victoire fut remportée le 3® jour complémentaire de l'an VII, à Berghem en Hollande, par les généraux Vandamme et Dumonceau. [Note de l'Éditeur.)

CONSEIL DES CINQ-CENTS. 5ii

descendans de Bai nevelt et de Jean de Wit , animés par l'exemple des soldats français, se sont retrouvés dignes de leurs ancêtres ^

N'en doutez pas, Représentans : cet éclatant succès n'est que le prélude de nouveaux triomphes; les projets insolens de la coalition seront partout déconcertés; les peuples, délivrés de leurs fers, n'auront pas été vainement appelés à la Liberté; la grande Nation ne perdra pas ce nom respectable qui lui fut donné par la Reconnaissance et par la Victoire. Les armées sont dignes du Peuple; soyons dignes du Peuple et des armées. Unissons-nous dans ce jour de fête; unissons-nous pour la République et pour la Consti^ tution de l'an IIL Quand les Républicains sont unis, la Patrie est sûre du triomphe; il n'existe de danger que pour les tyrans coalisés contre elle.

Je vous propose de déclarer que Tarmée de la République française en Batavie a bien mérité de la Patrie.

On applaudit vivement. L'impression est ordonnée, et la proposition adoptée à l'unanimité et aux cris réitérés de Five la République ! On exécute ensuite le Chant du Départ.

1. Les bataillons bataves étaient commandés par le général Dumonceau. [Note de l'Editeur.)

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DISCOURS

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