G4 ÉPITRE AU ROI
Un ministre chéri que la justice anime '; Citoyens tous les deux, dont les travaux constans Nous ont rendu nos droits usurpés si long-temps; Une auguste assemblée oii la vertu préside , Où du peuple Français la majesté réside; Et dans ce peuple enfin trois peuples confondus , Oubliant de vains droits vainement défendus; Nos ennemis vaincus ; nos villes alarmées Aux infâmes complots opposant des armées; JjCS citoyens quittant l'ombre de leurs foyers , Et sous les étendards se mêlant aux guerriers; A leurs vaillans efforts la Bastille soumise; Sur ses créneaux sanglans la liberté conquise; Du sage Washington le vertueux rival ^, Son élève autrefois , maintenant son égal ; L'équité la plus pure, à la candeur unie, D'un maire philosophe ^ honorant le génie : Et dans la France entière un peuple fortuné , Au seul nom de la cour autrefois consterné , Rallié désormais au nom de la patrie.
Illustre par les mœurs, et grand par l'industrie, Révérant, chérissant les vertus de son roi, Jiibre sous son empire, et soumis à la loi.