LES NOUVEAUX SAINTS
adresse à ses confrères en jonglerie catholique, apostolique et romaine , se trouve le passage suivant, qui vaut bien la peine d'être remarqué. « Tous ceux qui étaient obligés de payer la « dixme sont tenus de contribuer à l'entretien des ministres '< de l'autel. Nous n'exigerons pas cela sous le nom de dixme , '( mais nous pourrons inculquer avec prudence et modération « le précepte du Seigneur, Ita Dominas urdinavit iis qui evann ^eliiun annuntiaJit de evangelio vivere ^ et leur rappeler « qu'ils n'ont que trop éprouvé ce que disait saint Ambroise , « qu'on donne au soldat impie ce qu'on refuse au prêtre de « Dieu. M Cela s'appelle avoir bien lu les pères de l'église, et les citer fort à propos.
Page 166, vers i3 et 14.
Ainsi par Jefferson l'heureuse Virginie Des cultes différens vit régner Tharmonie.
Jefferson, citoyen de Virginie, est aujourd'hui ( 1802 ) président du congrès des Etats-Unis de l'Amérique septentrionale. Il a écrit, durant la révolution opérée dans sa patrie, quelques pages remarquables sur la liberté des cultes. Ces pages, dictées par une raison pure et sublime , ont servi de base en cette matière à la législation de Virginie. Elles doivent être comptées parmi les beaux monumens de la philosophie du dernier siècle.
■ • Page 166, vers 20.
D'un chef-d'œuvre naissant il fut le protecteur.
Ce chef-d'œuvre est Mahomet^ que Crébillon n'avait pas voulu laisser passer à la censure. D'Alembert fut moins timide. Voltaire, tourmenté par les intrigans dévots de Paris et de Versailles, dédia sa pièce au pape Benoît XIV, Lambertini. -Ce souverain pontife, homme de beaucoup d'esprit, accueillit la dédicace. .'.'::ï:::i' ::