LIVRE XV
place étoîeat montés jusque sur les toits vpisins, et sur les arcs de triomphe de Titus et de Sér vère. Dioclétiei) sort de son palais , il s'avance «u Capitole par la voie Sacrée, comme s'il alloit triompher des Marcomans et des Par thés. On avoit peine à le reconnoître : depuis quelque temps y il succomboit sous une maladie de lan-* gueur et sous le poids des ennuis que lui donnoit Galérius. En vain le vieillard avoit pris soin de colorer son visage : la pâleur de la mort pet^ çoit à travers cet éclat emprunté, et déjà les traits du néant paroissoient sous le masque à demi tombé de la puissance humaine.
Galérius , environné de tout le faste de l'Asie , suivoît l'Empereur sur un char superbe , traîné par des tigres. Le peuple trembloit, eflfrayé de la taille gigantesque et de lair furieux du nouveau Titan. Constantin savançoit ensuite,' monté sur un cheval léger; il attiroit les vœux et les regards des soldats et des Chrétiens ; les trois orateurs marchoieni après les maîtres du monde. Le pontife de Jupiter, porté par le collège des prêtres, précédé des Aruspices, et suivi du corps des Vestales, saluoit la foule, qui reconnoissoit avec joie l'interprète du culte de Bomulus. Hiéroclès, couvert du manteau des Stoïciens, paroissoit dans une litière; il étoit entouré de Libanius , de Jamblique , de Por«-