‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 127 sur 182 · LIVRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XV

iBÎt^ du riœ et âe la vertu , et poiik* attester les afifeax cbaiig^iiiéiits que le temps amène dans les empires.

Ce fat éABS cette va^e salle que se réunircfltt Ica juges des GhrétieHS. Pknélétien itionta SUT son trône; Galérius s'assit à la droite, et Constantin à la gauche de l'Empereur; ]es officiers du palais occupoient, chacun selon son rang, les degrés du trône. Après avoir salué la statue de la Victoire , et renouvelé devant elle le serment de fidélité, les sénateurs se rangérent sur les bancs autour de la salle ; les orateurs se placèrent au milieu d'eux. Le vestibule et la cour du Capitole étoient remplis par les grands , les soldats et le peuple. Dieu permit aux Puissances de Tabîme et. aux habitants des tabernacles divins , de se mêler à cette délibération mémorable : aussitôt les Anges et les Démons se répandent dans le sénat, les premiers pour calmer , les seconds pour soulever les passions; ceux-ci pour éclairer les esprits, ceux-là pour les aveugler.

On immola d'abord un taureau blanc à Jupiter, auteur des bons conseils : pendant ce sacrifice, Eudore se couvrit la tête, et secoua son manteau qu'avoient souillé quelques gouttes d'eau lustrale. Dioclétien donne le signal , et

Symmaque se lève au milieu des applaudisse-

Page 1