XV I
Page 60. Gervaîs et Protais.
On connoit Fadmirable tableau du «lartyre de ces deux jeunes hommes par Lesueur. Procula fut évéque de IMuirseille , et Just le fut de Lyon. Quant à saint Ambroise , il ëtoit en e^iet fils d'un pré£et des Gaules, mais il y a ici anachronisme , de même que pour saint Augustin , dont saint Ambroise fut le père spûituel.
XV n*.
Page 60. Il me fit bientôt appeler dans les jardins y etc.
Ces jardins étoient ceux du pal^ des Thermes , et ils le furent dans la suite du palais de Ghildebert I*'. Ils oocupoient le terrain des rues de la Harpe , Pierre- Sarraûn , Hautefeuille , du Jardinet , et descendoient jus<}u'à rédige de Saint-Germain-<les-Prés. Saint-Germain-des-Prés , comme je Tai dit, étoit le temple d'Isis. (Ann. de Paris, pag. 26.)
XVIII"
Page 61 . Voiis vous souvenez peut-être, etc.
Yoici encore Faction dans le récit : elle fait même ici un pas considérable. Galérius est presque le maître : il épouse Yalérie , et il est gendre de Dioclétien. On entrevoit l'abdication de celui-ci. Constantin est persécuté. Hiéroclès est devenu proconsul d'Achaïe , et c'est dans ce commandement funeste qu'il a connu Cymodocée. Le lecteur apprend des faits importants , et il n'a plus rien à savoir de nécessaire lorsque le récit finira. Si j'insiste là-dessus , on doit me le pardonner , parce que je réponds à une critique grave , et qui (du moins je le crois) est peu fondée. Jamais, encore une ibis, i*écit épique ne fut plus lié à l'action que le récit d'Ëudore ne
Test au fond des Martyrs. Au reste ^ ce que Constance rapporte de la victoire de Galérius sur les Parthes , de son mariage avec Valérie , du combat de Constantin contre un lion et contre les Sarmates j de la rivalité de Constantin et de Maxence , est conforme à Thistoire.
Page 65. Les Pietés avoient attaqué la muraille d'Agricola, etc.
Accola , beau-père de Tacite , et dont ce graùd historien nous a laissé la vie.
La muraille dont il est ici question est appelée plus justement là muraille de Sévère. Ce fut lui qui la fit élever sur les anciennes fortifications bâties par Agincola. Elle s'étendoit du golfe de Glote , aujourd*nui la rivière de Clyd , au golfe de Bodotrie , maintenant la rivière de Forth. On en voit encore quelques ruines. Les Pietés étoient une nation de rÉcosse ou de la Calédonie. On les appeloit ainsi parce qu'ils se peignoient le corps , comme font encore les sauvages de F Amérique. Ce fut en allant combattre cette nation , qui s'étoit soulevée , que Constance mourut à York d'une maladie de langueur, et ce fut dàqs cette ville que les légions proclamèrent Constantin César. «
XX"
Page 62. Dune autre part, Carràusius
Carrausins étoit un habile officier de marine qui servmt sous Maximien dans les Gaules. Il se révolta , s'empara de la Grande-Bretagne , et garda sur le continent le port de Boulogne. Maximien , ne pouvant le punir , fut onligé de le reconnoître en lui laissant le titre d'Auguste. Constance Chlore l'attaqua et fut plus heureux. Il reprit sur lui Boulogne. Carràusius ayant été tué par Allectus ( autre tyran qui lui succéda ) , Constance passe en Angleterre , défait Allectus , et fait rentrer l'île soiis la domination des Romains. On voit en quoi je me suis écarté de la vérité historique. ( Eum. Paneg. Const. )
Page 62. Le reste des anciennes factions de
Garactacu9 et de la reine Boudicée.
Le reste de ces anciennes factions n'étoit autre chose que l'amour de la liberté qui força plusieurs fois les- Bretons de se révolter contre leurs maîtres. Sous Tempire de Claude , Caractaçus , prince breton , défendit ■s.a patrie contre Plautius , général des Romains. Il fut pris , conduit à Rome , pai*la noblement à Tempereur, et dit à là vue des palais de Rome ce mojt que j'ai mis dRns. la bouche de Cfhlodéric , livre vu (Voye? la nQte j;**. du même livre).
La reine Boudicée défendît aussi courageusement le& Bretons contre les Romains. Son nom n'est pas harmonieux , mais la gloire et Tacite l'ont enpobli. ( Voy. Vita. Agric. )
Page 62, Maître de la cavalerie.
Ma^ister equitum ; grande charge militaire chez les Romains.
XXIII*
Page 63. Colonie que les Parisii des Gaules, etc.
Les Parisien» nç se doutent guère <|u'ils ont fait des conquêtes en Angleterre. César nous apprend d'abord que les Belges, e'est-à-dire les Gaulois de la Gaule Belgique , s'emparèrent autrefois des côtes de la Grande- Bretagne , et qu'ils y conservèrent le nom des peuples dont ilsétoient sortis, (de BeUo Gall. , lib. v, cap. 12. ) Les Parisii , qui étoient une des nations d!e la Gaule Belgique , s'étanlirent , selon Ptolémée , dans le pays des Bragantes , aujourd'hui FYorkshJre. Ils fondèrent une colonie qui, selon le même Ptoiémée, s'appejoit Petuarta, ( Geôgr. , lib. ii , pag. i5l . ) Le savant Campden fixe cette colonie de Parisiens sur la rivière de Hull , et près de l'embouchure du Humber. Il retrouve Pétuaria dans
le bourg de Beverley.* ( Gampden , Britann. , pag. 576
et77.) ,
XXIV*
Page 63. Sur le Thamésis... Londinum^.
Les anciens sont d'une, grande exactitude dans leur description du climat de TAngleterre , et l'on peut remarquer qu'il n'a pas varié depuis le temps de César et dé Tacite. (Ciaesar, lib. vi, cap. 12 ,. Tac, in Vit^ Agric. ) Et quand' on lit ce passage de. Strabon , on croit être transporté à Londres : « Aer apudeos imbnbus » magis est quàm nivibus obnoxius : ac sereno etiam » cœla caligo quaedam multum temporis obtinet; ita ut » toto die non ultra très aut quatuor que sunt circa )> meridiem horas , conspici sol possit. » . ( Grebgr. , lib. iy , pag. 200. )
xxv".
Page 63. Là, s'élevoit une vieille toup*
C'est une fiction par laquelle l'auteur, suivant son sujet, fait voir le triomphe de la Croix, et l'Angleterre convertie au Christianisme. Cette fiction, a de plus l'avantage de* rappeler l'antique abbaye où se rattache toute Fnistoiré des Anglois. '
xxyi*.
Page 63. Il envoya à rEmpereur mes lettres couronnées.
C'étoit l'usage après une victoire. Tacite raconte qu'Agricola , après ses conquêtes sur le& Bretons , évita ae joindre des feuilles de laurier à ses lettres , dans la crainte d'éveiller la jalouse dç Domitien. (In Agric.)
XXVII*
Page 63. Il sollicita et obtint pour moi^ la statue.
Cette phrase porte avec elle son explication. Lorsque
le triomphe w Ait plus eamagt , ou qu'il fut réservé pour les empereurs , on accorda aux généraux vainqueurs des statues et différents honneurs militaires.
XXYIH%
Page 63. Me créa commandant des contrées armoricaines.
}jes contrées armoricaines comprenoient laNonnandie, la Bret9gpe , 1^ Sâ^ifijonge , le Poitou. Le centre de ces contrées étoit la Bretagne , dit^ par excellence TArmor ric[uç. (iOrsque les dieux des Romains et les ordonnances des çmpereurs eurent chassé des Gaules la religion des Druides , ellç se retir«^ au foi)d des bois de la Bretagne , ou elle exerça epcore loqg^temps son empire. On croit que le grand collège des Druides y fut. établi. Ce qu'il y a de certain , c*est que la Bretagne est ren^plie de pierres druidiques. Pomponius-Mela et Strabon placent sur les côtes de la Bret^foie Ttle de Sayne ^ consacrée au culte des dieux gaulois* IVous reviendrons sur ce sujet.
XXIX*
Page 64. Npus nous retrouverons.
Nouveau regard sur l'action. -Prédiction qui s'accomplit.
XXX*
Page 64. Vous apercevez les plus beaux monuments.
Le pont du Gard , ^amphithéâtre de Nismes , la Maison carrée , et le capitole de Toulouse , etc.
XXXI*
Page 64. Les huttes arrondies des Gaulois, leurs forteresses de solives et de pierres,
ff Muiis autem omnibus gallicis haec ferè forma est* » Trabes directae, perpétuas iu longitudinem , paribus
9 intervalUfi » d»taiite$ inter êe binos pedes , în solo M collocantur. Hae revinciuntur introrsus et multo aggere » vestiuntur ; ea autem quae diximus , intervalia , w grandibus in frpnte saxis effarciuntur , etc. » (In Bell. Gall. , libr. yii. ) Aux pierres près, les paysans de la Normandie bâtissent encore ainsi leurs chaumières, et , comme le remarque César , cela fait un effet assez agréable à la Tue.
XXXH*.
ff
Page 64. A la porte desquelles sont cloués des pieds de louves.
« Us pçndent au cou de leurs chevaux les têtes des )i soldats qu'ils ont tués à la guerre. Leurs serviteurs » portent devant eux les dépouilles encore toutes couvertes 9 du sang* des ^nemis..... Us attachent les trophées aux » portes de leurs maisons, comme ils le font à l'égard » des bétcs féroces qu'ils ont prises à la chasse. » (IMod. , » liv. V , trad. de Terras. ) De là les pieds de loups , de renard, les oiseaux de proie que Ton cloue encore aujourd'hui à la pocte des cnâteaux.
XXXIIl'.
Page 64. -La jeunesse gauloise;
On a déjà parié des écoles des Gaules. (Yoyez la note >LTH', du livre vu.)
XXXIV"
Pagç 65. Un langage grossier, semblable au croassement des corDeaux.
C'est Julien qui le dit. (In Misop. )
xxxv'.
Page 65. OùTEubage, etc.
On parlei*a plus bas de ces sacrifices.
XXXV !•
« Page 65. Le Gaulois devenu sénateur.
Si l'on en croît Suétone, César reçut dans le sénat '
des cLemi-barbares « qaî se dépouillèrent de leurs braye^ » pour prendre le laticlave. » (Suet. , in Vitâ C.) Ce ne fut pourtant que sous le rc^e de Glaude que les Gau» lois furent admis légalement dans le sénats
XXXVII*
Page 65. J'ai vu les vignes de Faleme, etc.
L'encreur Probus fit planter des vignes aux environs. d'Autun , et c'est à lui que nous devons le \in de Bourgogne. ( Vopisc. , in Vitâ Prob. ) Mais il y avoU des vignes dans les Gaules bien avant cette époque ; car Pline dit que de son temps on aimoit le vin gaulois en Italie : in Italia gaUicam placere (ùi^am) (liD. xiv. ) Il ajoute même qu On avoit trouvé près d^Albi , dans la Gaule nai*bonnoise , une vigne qu| prenoit et perdoit sa fleur dans un seul jour , et qui , par conséquent , étoit presqu'à Fabri des gelées. Qn la cultivoit avec succès ( Ibid. ) Domitien avoit fait arracher les vignes dans les provinces et parti-* culièrement dans les Gaules. L'olivier fut japporté à jMarseillç par les Phocéens. Ainsi Tolivier croissoit dans les Gaules avant qu'il fût répandu en Italie, en Espagne et en Afrique; car selon Fenestella^ cité par Pline,; cet arbre était encore inconnu à ces pays sous le règne de Tarquin le Superbe. (Plin. , lib. xv. ) J\Iarseille fut fondée 600 ans avant Jésus-Christ, et Tarquin régnoit à, Rome 590 ans avant Jésus-Chri&t.
XXXV III
Page 65, Ce que Ton admire'paptout dans les Gaules.,., ce sont les forêts. ^
Que les forets et oient remarquables dans les. Gaules, je le tire de plusieurs faits":
1 °. Les Gaulois avoient une grande vénération pour les arbres. Onsait le culte qu'ils rendoient au chêne. Pline cite le bouleau, le frêne et Forme gaulois pour la bonté, (lib. XVI.) *
2^. Les Gaulois apprirent des Marseillois à labourer
et à cultiver la vigne et l'olivier (Justin, xini). Ils ne. vivoient auparavant que de lait et de chasse , ce qui sup pose des forêts.
3°. Strabon , parlant des Gaulois , met au nombre de leurs récoltes les glands, par lesquels il faut entendre, comme les Grecs, et les Latins , tous les fruits des arbres glandifères^( Strabon, liv. iv. )
4°. Pline , en parlant des^ foins , cite la faux des Gau-lois comme plus grande et propre aux vastes pâturages dé ee pays. (lib. xviii, 72, 30.) Or, tout pays abondant en pâturages, est presque toujom's entrecoupé de forets. '
5°. Pomponius-Mela. dit expressément que la Gaule étoit semée de bois immenses consacrés au culte des dieux. (Lib. m, cap. xi.)
6°, On voit souvent , dans César et dans Tacite , les armées traverser des bois.
7°. On remarque la même chose dans l'expédition d'Annibal, lorsqu'il passa d'Espagne en Italie.
8®. Parmi les bois connus , je citerai celui de Vincennes, consacré de toute antiquité au dieu Sylvain. (Mém. de l'Acad. des Inscript., tom. %III, page 329.)
9°. Marseille fut fondée dans une épaisse foret.
10°. Selon saint Jérôme, les bois des Gaules étoient remplis d'une espèce de porcs sauvages très-dangereux.
11°. La terminaison oe/, si fréquente en langue celtique , veut dire bois. Quelques auteurs ont cru que le mot gaulois venoit du celte galt , qui signifie ^ref; j'ai adoDté une autre étymologié de ce nom.
1 z°. Presque %:)us les anciens monastères des Gaules furent pris sur des terres du désert , ab eremo , comme le prouve une foule d'actes cités par Ducange , au mot eremus. Ces déserts étoient des bois, comme je l'ai prouvé dans le Génie du Christianisme.
13°. Strabon fait mention de grandes forêts qui s'étendoient dans les pays des Morins , des Suessiones , des Caleti , depuis Dunkerque jusqu'à l'embouchure de la Seine ^ quoique, dit-il, les bois ne soient pas aussi grands ni les arbres aussi élevés qu'on l'a écrit, (lib. iv. )
14°. Enfin , si nous jugeons des Gaules par la France^
je n'ai point vu en Améiique de plus belles forêts que celles de Gompiègne et de Fontainebleau. Nemours^ qui toucbe à cette dernière , indique encore dans son nom son origine.
XXXIX*
Page 65. On trouve çà et là dans leur vaste enceinte quelques camps romains abandonnés.
Il y a une multitude de ces camps , connus par toute la France sous le nom de Camps de César. Le plus célè-< bre est en Flandre.
XL*
Page 65. Les graines que les soldats, etc.
J'ai vu aussi dans les forêts d'Amérique de gi^aiîds espaces abandonnés, où des colons a voient semé des graines d'Europe. Ces colons étoient morts loin de leur patrie , et les plantes de leurs pays, qui leur avoient survécu, ne servoient plus qu'à nourrir l'oiseau des déserts.
XLl*.
Page 66. Je me souviens encore aujourd'hui, etc.
J'ai été témoin d une scène à peu près semblable : c^étoit au milieu des ruines de la Villa-Adriana , près de Tibur ou Tivoli, à quatre lieues de Rome. J'ai mis ici la musette, qui est gauloise, et qu^ Diodore semble avoir voulu indiquer comme instrument de musique guerrîère. Les montagnards écossois s'en servent encore aujourd'hui dans leurs régiments.
XLll*.
Page 66. Porte décumane.
On l'appeloit encore porte questorienne. Les camps romains avoient quatre poi*tes : extraordinaire ou pré-
toiîeiine^ droite princâpale, gaudie prindpale, questonenne ou décumane.
XLUI*.
Page 67. Lorsqu'il porta la guerre chez les
Véoètes.
. « Hos ego Yenetos existimo Yenetiarum in Admtico '# sinu esse autores. » (Strabon, lib. ly, p. 195). HV
Êrès cet auteur, les Yénîttens seroient une colonie des retons de Yannes.. Les Yénètes avoient une forte marine , et César eut beaucoup de peine à les soumettre. (De Bell. Gall.)
On retrouve le nom des Guriosolites dans celui de Corsent, petit village de Bretagne, oii Ton a déeou-> vert dear antiquités romainesi. On y voit aussi des fragments d'une voie romaine, qui n'est pas tout-à-fait détruite.
XLIV»
Page 67. Cette retraite nae fut utile.
Préparation qui annonce à la fois et le retour d'Eudore à la rdigiou, et la c&.ute qui doit Ty ramener,
XLV'
Page 68. Les soldats m avertirent, etc.
Ici commence Tépisode de YeUéda, qui n'est point oiseux comme celui de Didon, puisqu'il est intimement lié à l'action , et qu'il produit la conversion d'Eudore. Qn peut voir liKkssus ce que j'ai dit dans l'Examen.
XLYI«.
Page 68. Je nignorois paa que les Gaulois coufilent aux femmes, etc.
Saint-Foix a bien réuni les. autorités :
« L'administration des affaires civiles et politiques » avoit été confiée pendant assez long-temps à un sénat » de femmes choisies par les différents cantons. Elles dé^
» libéroient de la paît » de la guen*e , et jugeoient les » dififérends qui survenoient entre les Vei^obrets , ou de » ville à ville. Plutaraue dit qu'un des articles du tr^té » d'Ânnibal airec les (raulois, portoit : Si quelque Gau- » lois a sujet de se plaindre d^un Cai^thaginois , il se » pourvoira devant le sénat de Carthage , établi en Es- » pagne ; si quelque Carthaginois se treUve lésé par un » Gaulois, 1 affaire sera jugée par le conseil suprême^ » des femmes gauloises. » (Saint >- Foit , Essais suf Paris.)
XLVir.
Page 68, Braves , comme tous les Gau^ lois, etc.
Gela ressemble bien aux Bretons d'aujourd'hui.
XLViir.
Page 68. Clair , pasteur de Téglisè des Bliédons.
Toujours la peinture des progrès de l'Eglise. Clair fut le second évêque de Nantes.
XLIX
Page 69. Je la voyois jeter tour à tour en sacrifice dans le lac , des pièces de toile , etc.
Il y a deux autorités-principales pour ce passage : celle de Posidonius , citée par Straoon , et celle de Grégoire de Tours. Le savant Pelloutier s'en est servi , on peut les voir tom. ii, pages 101 et 107 de son ouvrage. On a voulu plaisanter sur les sacrifices de Velléda, et trouver qu'ils etoient hors de propos : cette critique est bien peu solide. Ce n'est pas un voyage particulier que fait Velléda : elle va à une assemhlée publique ; sa bai'que ^st chargée des dons des peuples qu'elle offre pour ces peuples au lac ou à la divinité du laç.
Page 70. Sa taille étoit haute, etc.; jusqu'à l'alinéa.
Les détails du vêtement de Yelléda seront éclaircis dàiis les notes suivantes. Elle porte une robe noire, parce qu'elle va dévouer les Romains. On a vu , note lxxi du livï^e VI, les femmes des.Cimbres et des Bretons vêtues de robes noires. Ammien-Marcellin a fait un portrait des Gauloises qui peut , au milieu de la grossièreté des traits, justifier le caractère de force et les passions décidées que je donne à Yelléda t « La femme gauloise sur- » passe son mari en force ; elle a les yeux encore plus )> sauvages : quand elle est en colère , sa gorge s'enfle, » elle grince les dents; elle agite ses bras aussi blancs I» que la neige , et porte des coups aussi vigoureux que » s ils partoient dune machine de guerre. » Il faut supposer que ces Gauloises étoient^ des femmes du peuple : il n'est guère probable que cette Eponine si célèbre , si tendre , si dévouée , ressemblât pour la grossièreté ayx Gauloises d' Ammien-Marcellin. ^i nous en croyoiis les vers des soldats romains , César, qui avoit aimé les plus belles femmes de l'Italie , ne dédaigna pas les femmes des Gaules. Sabinus , long- temps après , se vantoit d'être descendu de César. Ennn , nous avons un témoignage authentique , c'est celui de Diodore ; il dit en toutes lettres que les Gauloises étoient d^une gi*ande beauté': Feminas licet élégantes habeant,
Ll*.
Page 71 . Une de ces roches isolées.
J'ai vu quelques-unes de ces pieri'es auprès d'Autun ^ deux autres en Bretagne , dans 1 évêché de Dol , et plusieurs autres en Angleterre. On peut consulter Kesler , Ant. sélect, sept.