‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 155 sur 182 · REMARQUES SUR LE LIVRE X · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LE LIVRE X

un passage de Saint-Foix (tomei, ii*'. partie des Essais sur Paris.)

Page 84. Le gémissement d'une fontaine.

Les Gaulois tiroient des présages du muimure des eaux et du bruit du vent dans le feuillage. (César, liv. !•'. )

Paçe 85. Je sentois , il est vrai , que Velléda ne m'mspireroit jamais un attachement, etc.

C'est ce qui fait quTudûre peut éprouver uti ymtable amour pour Cymoaocée.

Page 86. Ces bois appelés chastes.

« Nemqà castuiUi. » (Tacit. , de Mor. German.)

Vll%.

Page 86, On voyoît un arbre mort.

« Ils adoroieqt, dit Adam de Brême, un troue d'arbre extrêmement haut, qu'ils appeloient Irminsul. » C'étoit l'idole des Saxons que Charlemagne fit abattre. ( Adam. Brem. , Histor. Ecoles. Geim. , lib. m.) Je, transporte rirminsul des Saxons dans la Gaule; mais on sait que les Gaulois rendoient un culte aux arbres qu'ik honoroient, tantôt comme Tentâtes, tantôt comme Dieu de la guerre; et c'est ce que signifie Irmin ou Hermaun.

VIII*

Page 86. Autour de ce simulacre.

liucus erat , longo nunqnàm yiolatas ab svo ,. Obscurnm cingensconnexis aéra ramis , Etgelidasaltè snbmotts solibus nmbras. Hutic non ruricolze Panes , nemommqne potentôs- Silvani , Nymphaeque tenent , seà barbara ritn

Sacra Deàm ; stractae sacris feralibas ar« ; Omnis et hnmanis lastrata cmoribus arbor»

Si qaa fidem merait Superos mirata vetustas ^ lUis et yolacres metuunt insistere ramis , Et lustris recabare fer» t njec y entas in illas Incubait silvas , excussaqae nabibas atri's Fulçara : non al lis frondem prsebentibas aaris Arboribas saas horror inest. Tùm plarima nigri» Fontibns anda cadit , sîmnlacra mœsta Deoram . Arte carent , caesisqae exstant informia trancis. Ipse sitas , putriqae fa<^it jam robore pallor Adtonitos : non yulgatis sacrata fîgans Namina sic metaunt ; tantum terroribas addit Qaos timeant non nosse Deos.

LucAir. Ph., Yib. m , y. 399 et seq.

Ut procùl Hercynis per yasta silentia sîlyse Venari tuto liceat , lacosque yetastâ Religione traces, et robora, naminis instar Barbarici , nostrc feriant impanè bipennes.

Glaudiav. De laad. Stilicon.

Quant aux armes suspendues aux branches des forêts ^ Arminius excitant les Grermains à la guerre, leur dit qu'ils ont suspendu dans leurs bois les armes des Romains ^ vaincus : « Gerni ddhuc Germanorum in lucis » signa romana , quae diis patriis suspendent. » (Tacit. , Ann. lib. i. ) Jomandès raconte la même chose (Fun ugage des Goths^

ix*.

Page 88. Une Gauloise l'avoit promis à Dio« clétien.

Dioclétien n'étant que simple officier , rencontra àsais les Gaules une femme-fëe : elle lui prédit qu'il parviendroit à l'empire lorsqu'il auroit tué Aper ; aper, en latin , signifie un sanglier. Dioclétien fit la chasse aux sangliers sans succès; enfin, Aper, préfet du prétoire, ayant empoisonné l'empereur Numénen, Dioclétien tua luimême Aper d'unoQupd'épée , et devint le successeur de Numérien.

Page 88. Nous avons souvent disposé de la pourpre.

' Claude , Yitellius , etc. , farent proclamés empereurs dans la Gaule, Vindex leva le premier Fétendara de la révolte contre Néron. Les Romains disoient que leurs guerres civiles coinmençoient toujours dans les Gaules.

Page 88. Nouvelle Éponine.

Il est inutile de s'étendre sur cette histoire , que tout le monde connoît : Srabinus ayant pris, le titre de César , fut défait par Yespasien ; il se cacha dans un tombeau , où il resta neuf ans enseveli avec sa femme Eponine.

XII

Page 90 . Guitare •

Les Bardes ne connoissoient point la lyre> encore moins la harpe , comme le& prétendus Bardes de M açpherson. Toutes ces choses sont des mœurs fausses, qui ne servent qu'à brouiller les idées. lKodore.de Sicile (liv. v) parle de l'instrument de musique des Barder, et il en tait une espèce de ^ythara ofà de guitare^

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