‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 158 sur 182 · REMARQUES SUR LE LIVRE X · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LE LIVRE X

Yelléda à la moissonneuse elle-même. La circonstance de la faucille d or m'a conduit naturellement à Timage 'un poëte habile pourra peut-être profiter de cette idée y et arranger tout cela un jour avec plus de grâce que moi.

Ici se terminent les chants pour la patrie. J ai peint notre double origine ; j*ai cherché nos coutumes et nos mœurs dans leur berceau , et j'ai montré la Religion naissante chez les fils aînés de T Église. En réunissant ces six livres et les notes de ces livres y on a sous les yeux un corps complet de documents authentiques touchant Thistoire des Francs et des Gaulois. C'est chez les Francs qu'Eudore est témoin d'un des j^us grands miracles de la charité évangélique ; c'est dans la Gaule qu'il tombe , et c'est un prêtre chrétien de cette même Gaule qui le rappelle à la vraie Religion- Eudore porte nécessairement dms les cachots les souvenirs de ces contrées demi-sauvages y auxquels il doit , pour ainsi dire , et ses vertus et son triomphe. Ainsi, nous autres François, nous participons à sa gloire , et du moins sous un rapport , le héros des Martyrs , quoique étranger , se trouve rattaché à notre sol. Ces considérations , peut-être touchantes , n'auroient point échappé à la critique , si on n'avoit voulu aveuglément condamner mon ouvrage , en affectant de méconnoître un grand travail , et nn sujet intéressant , même pour la patrie.

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