‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 157 sur 182 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Page 92. Nos cheveux sont si beaux que tes Romaines nous les empruntent.

C'est Martial qui le dit (liv. viii, 33; liv. xiv, 26). Tertullien (de Cultu femin., cap. vi ) et Saint Jérôme (Hieronym. epist. vu) se sont élevés contre ce caprice des dames romaines. Selon Juvénal (Sat.vi) ce furent les Gourtisaites qui introduisirent cette mode en Italie.

XX*

Page 93. Quelque chose de divin.

Velléda s*embellit encore ; elle attribue aux Gauloises ce que Tacite dit des femmes Germaines ; v Inesse quin » etiatn sanctum aliquid et providum putant. » (TTacit. , de Mor. Germ. )

XXl".

Page 96. La flotte des Francs.

Cette petite circonstance de la flotte des Francs est depuis long-temps préparéew Voyez le livre pi^cédent et la note lx^. du même livre.

XXI 1

Page 96. Les Barbares choisissent presque toujours pour débarquer le moment des orages.

Voyez la note iv«. du livre vi.

'XXIir.

Page 96. Une longue suite de pierres druidiques, etc. ; jusqu'à Falinéa.

C'est le monument de Carnac en Bretagne , auprès de <}uiberon. Il est exactement décrit dans le texte. Je n ai plus rien à ajouter ici.

XXIV*

Page 98. Sur cette côte demeurent des pécheurs qui te sont inconnus, etc.; jusqu'à la fin de l'alinéa.

Cette histoire du passage des âmes dans Tîle des Bretons est tirée de Procope. (Hist. Goth. , lib. vi , cap 20.) Gomme elle est très-exacte dans le texte , je n'ai rien à ajouteh dans la note. Plutarque (de Oracul. defect.) avoit raconté à peu près la même histoire avant Procope.

XXV'

Page 98. Le tourbillon de feu.

Gette circonstance des tourbillons se trouve dans les deux auteurs cités à la note précédente. v

XXVi*.

Page 100. Tu m'écriras des lettres que tu jetteras dans le bûcher funèbre.

« Lorsque les Gaulois brûlent leurs morts, dit Dîodore » (traduct. de Terras.), ils adressent à leurs amis et à » leurs parens défunts des lettres qu'ils jettent dans le » bûcher , comme s'ils dévoient les recevoir et les lire. »

xxvti*.

Page 1 00. Je tombe aux pieds de Velléda.

Ceci renlplace deux lignes trop hardies des premières éditions. L expression est adoucie , le morceau n'y perd rien; il devient seulement plus chaste et d'un meilleur goût.

XXVIII*

Page 100. L'Enfer donne le signal de cet hymen funeste , etc.

J*ai transporté ici dans une autre religion les fameux vers du iv*. livre de l'Enéide : '

Prima et Tell as et pronnba Jtono

Dant siçnam i fnlsére i^es , et conscias aether Connubiis , sammoque ululàrunt vertice Nymphae.

xxix".

Page 1 01 . Le langage de ITEnfer s échappa naturellement de ma bouche.

Il y a ici tout un paragraphe de supprimé. Rien dans cet épisode ne peut plus choquer le tectepr, à moins qu'il ne soit plus permis de traiter les passions dans une épopée. Si les longs combats d'Eudore, si l'exécration avec laquelle il parle de sa faute , si le i^pentir le plus sincère ne l'excusent pas , je n'ai nulle connoissance de l'art et du cœur humain.

xxx\

Page 102. Le cri que poussent les Gaulois quand ils veulent se communiquer une nouvelle.

« Ubi major atque illustrior incidit res , damore per » agros regionesque significant : hune alii deinceps exci- I» piunt et proximis tradunt. » ( Gaes. , in Gomment. , lib. VII. )

Page 1 03. Et que du faîte de quelque bergerie.

Ardua tecta petit stabali , et de culmine sammo Pastorale canit signum , carnuqae recurvo Tartareara intencut vocem , etc. JEu., vji.

XXXII*

Page 105. Comme une moissonneuse.

Jusqu'ici on avoit comparé le jeune homme mourant à rheroe , à la fleur coupée , « succisus aratro » ; j'ai transporté les termes de la comparaison , et j'ai comparé

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