‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 162 sur 182 · TOME xviii · texte numérisé non relu

TOME xviii

ÏLVI*.

Page 122. Par intervalle, lautruche poussoit des sons lugubres.

Sorte de cri attribué à l'autruche par toute TEcriture. ( Voy . Job et Michée. )

XLVIl*.

Pagei 23 . Le vent de feu.

C'est le kamsin. Il n'y a point d'ouvrage sur l'Egypte et sur l'Arabie qui ne parle de ce vent terrible, il tue quelquefois subitement les chameaux , les chevaux et les hommes. Les anciens l'ont connu , comme on peut le remarquer dans Plutarque.

XLVIII*

Page 123. Un acacia.

( Voyei la note xu«. )

XLIX*

Page 124. Le rugissement d'un lion.

On prétend qu'oâ ne trouve pas de lions dans les déserts de la Basse-Thébaïde : cela peut-être. On sait, par l'autorité d'Aristote , qu'il y avoit autrefois des lions en Europe , et même en Cxrèce. J'ai suivi dans mon texte l'Histoire des Pères du désert ; et je le devois , puisque c'étoit mon sujet. On lit donc dans mon Histoire que ces grands Solitaires apprivoisoient des lions, et que ces lions servoient quelquefois de guides aux voyageurs. Ce furent deux lions qui , selon saint Jérôme , creusèrent le tombeau de saint Paul. Le Père Siccard assure qu'on voit rarement des lions dans la Basse-Thébaïde , mais qu'on y voit beaucoup de tigres, de chamois, etc. (Lettr. édif. , tc?m. V, pag. 219.)

Page 124. Un puits d'eau fraîche.

« L'auix>re , dit le Père Siccai'd, nous fit découvrir une

>> touffe de palmiers éloignée de nous d'environ quatre ou i> tinq mille. Nos conducteurs nous dirent que ces pal- » miers ombrageoient un petit marais, dont Teau, quoi- 3> qu'un peu salée, étoit bonne à boire. » (Lettr. édif. , tom. V, pag. 1 96, )

Page 125. Je commençai à gravir des rocs noircis et calcinés.

« Le monastère de Saint-Paul, où nous arrivâmes, est ft situé à l'orient, dans le cœur du mont Golzim. Il est » environné de profondes ravines et de coteaux stériles , » dont la surface est noire. » (P. Sicc , Lettr. édif., t. v, pag. 250, )

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