‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 179 sur 182 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

Page 170. Par un des descendants dlctinus.

Ictinus avoit bâti le Par'thénon à Athènes.

VIII*

Page 172. Les Zéphyrs agitent doucement la lumière du flambeau.

Après cette phrase , il y avoit une comparaison ; je Vax retranchée : elle surchargeoit le tableau.

IX*

Page 172. Dansent avec des chaînes de fleurs /etc.*

Ce tableau est justifié par une grande autorité , celle du Tasse. Ces effets de magie se retrouvent dans le palais d'Armide , où Ton voit des démons nager dans les fontaines sous la forme de nymphes ; des oiseaux chaqter, dans un langage humain , la puissance de la Volupté, etc. Un rossignol * qui ne fait que soupirer , est bien loin de Toiseau des jardins d*Ai'mide. J'ai donc suivi aussi les traditions poétiques : si j'ai tort , j'ai tort avec le Tasse ,

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et même avec Voltaire , <jui , dans un sujet tout-à-fait chrétien , n'a pas laissé que de décrire une Idalie et un temple de T Amour.

Page 1 74. Et quand ta mère te donna le jour au milieu des lauriers et des bandelettes.

On couvroit le lit des femmes nouvellement accouchées, de fleurs, de lauriers, de bandelettes, et de divers présents.

XI*

Page 1 74. Ne pourroit-elle devenir ton épouse sans embrasser la foi j^ etc.

Idée fort naturelle dans Démodocus. La réponse d'Eudore est d'un vrai Chrétien : s'il s'est montré foible pour la vie de Cymodocée , l'héroïsme chrétien reparoît ici ; car Eudore, qui n'a pas la. force d'exposer les jours d'une femme aimée, a la force beaucoup plus' gi'ande de renoncer à l'amour de cette femme. Cfe morceau suffisoit seul pour mettre hors de doute l'effet religieux de l'ouvrage, et les principes qui l'ont dicté. C'est ce qu'a remarqué l'auteur de l'excellente brochure que j ai citée couvent dans l'Examen.

XII'

Page 176. Il jure, par le lit de fer des Eumênides , que ta fille passera dans sa couche.

Voilà tout le nœud des Martyrs, et ce que les critiques éclairés auroient autrefois cherché pour applaudir à 1 ouvrage oa pour le blâmer, sans se perdre dans des lieux communs sur l'épopée en prose , sur le merveilleux chrétien.

Ce passage , et l'exposition du premier livre , détruisent absolument la critique de ceux qui s'attendrissent sur le compte de Démodocus et de Cymodocée , pour jeter de l'odieux sur les Chrétiens. Ce ne sont point les Chrétiens qui ont fait le, malheur de cette famille païenne ; le prêtre d'Homère et sa fille auroient été beaucoup plus

malheureux par Hiéroclès , qu'ils ne le sont par Eudore : et observez bien que leur malheur étoit commence avant

?u'ils eussent connu le fils de Lasthénès. Qu'on se figure iymodocée enlevée par le préfet d'Achaïe ; Déçiodocus repoussé, jeté dans les cachots, ou tué même par les ordres d'un homme puissant et pervers; Cymodocée forcée à se donner la mort, ou à traîner des jours dans l'opprobre et dans les larmes : voilà quel eût été le sort de ces infortunés , s'ils n'avoient pas rencontré les Chrétiens. Il faut remarquer que je raisonne ici humainement ; car, après tout , dans mon sujet et dans mon opinion, Cymodocée et Démbdocus ne pouvoient jamais acheter trop cher le bonheur d'embrasser la vraie religion.

Xlll*.

Page 177. Que vous me confiez.

Il y avoit daos les éditions précédentes : « Que vous confiez à Jésus-Christ; » ce qui etoit trèsrnaturel ; car les Chrétien^ dévoient parler de Jésus-Christ aux Païens , comme les Païeqs leur pai-loient de Jupitei'. (Voyez l'Examen. ) Mais enfin puisqu'on s'est plu à obscurcir une chose aussi claire, j'ai effacé le nom de Jésus-Christ; ensuite j'ai retranche les deux lignes où il étoit question de la montagne de JVébo, bien que dans ce moment Eudore s'adressât à Lasthéuès ; ce que ne disoit pas la critique , d'ailleurs pleine de bonne foi et de candeur,

XIV*

Page 178. Où jadis les bergers d'Evandre.

On sait qu'Evandre régna sur l'Arcadie. (Voyez le commencement du iv®. Uvre. )

XV*

Page 1 80. Mais bientôt il craint la faveur dont le fils de Lasthénès , etc.

Il n etoit donc pas inutile de faire voir Eudore dans son triomphe; le récit étoit donc obligé. Sans tous ces

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honneurs , sans ce crédit acquis par de glorieux services, l'ouvrage n'existoit plus ; car Eudora eut été alors trop facile à opprimer, et sa lutte contre Hiéroclès devenoit i

aussi folle qu'invraisemblable.

Page 182. On l'eût pris pour Tirésias, ou pour le devin Amphiaraùs , prêt à descendre vivant aux enfers avec ses armes blanches , etc.

Ipse habita niveus : niyei dant colla ja(|^ales : Concolor est albis et cassis et infala cristis.

Stat. , Theb. , vi.

Ecce altè praeceps humus ore profundo

Dissilit , inque vicem timuerunt sidéra et umbrat. lUum ingens haurit speçus , et transire parantes Mergit equos. Id. , Theb. y vti.

XVIl*.

Page 183. Ainsi, lorsqu'un serpent, etc.

(Voyez ce que je dis de cette comparaison dans l'Exa*men. )

Fin DES HEMÀRQUES DU LIVRE TREIZIÈME.

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