LIVRE X
d'or, comme si e1]e alloit faire un sacrifice k ses dieux :
« Je ne souillerai plus , dît-elle , ces oroemeats d'une vestale ! »
» Aussitôt elle porte à sa gorge l'instrument sacré : le sang jaillit. Comiue une moissonneuse qui a fini son ouvrage, et qui s'endort fatiguée au bout du sillon , Yelléda s'afiaisse sur le char ; la faucille d'or échappe à sa main défaillante , et sa tête se penche doucement sur son épaule. Elle veut prononcer encore le nom de celui qu'elle aime, mais sa bouche ne fait entendre qu'un murmure confus : déjà je u'étois plus que dans les songes de la fille des Gaules, et un invincible sommeil avoit fermé ses ;eux.