‹ Œuvres complètes de M. Necker (volume 2)Chapitre 5 sur 25 · COUR · texte numérisé non relu

COUR

cependant Texistence d'un Dieu suprême , et quelquefofs la mettre en doute avec hardiesse. On est effrayade voir de faible^ mortels interroger Tesprit qui les régit; et, du milieu de leur vie. d'un. moment, appeler en cause et en jugement les temps et l'éternité. Mais cette raison , dont nous faisons usage dans nos recherches et dans nos méditations, cette rs^ison superbe est un don du ciel; et il nous est permis de la laisser aller où elle peut atteindre. Ah ! n'en doutons point , elle nous rendra respectueux envers la religion ; elle nous retiendra près des autels d'un Dieu unique et suprême ; d'un Dieu l'ordonnateur souverain de tout ce qui vit, de tout ce qui existe , de tout ce qui se passe et sur cette terre, et dans les régions célestes, et dans Fimtnensité de l'oni^ Vers. Développons cette vérité , en rapportant nos réflexions aux paroles* de notre texte:

Alors Dieu dit, à Moïse : Je&uis celui qui suis. Il dit : Tu diras ainsi aux enfans d'Israël^ celui qui s'appelle Je min-ma emtoyévers vous.

/^ suis celui qui suis. Qu'elle est grande^ qu'elle est imposante^ cette expression , pour nous donner une idée de l'essence du Créateur et du Maître du monde ! C'est comme s'il eût été dit aux enfans d'Israël y et par eux à toute

la terre : Aucune définition , aucune image , ue peuvent expliquer à votre esprit, ne peuvent représenter à vos sens un Être iéternei , un Être infini , qui a mis une distance immense entre lui et le plus haut période de vos facultés morales ; entre lui et le dernier terme des re-» cherches et des conquêtes du génie.

Oui , les cieuY des cieuK sont entre Dieu et rhorome; qui pourf aies franchir ? Hélas! notre propre intelligence, nousiiè pouvons l'entendre ; notre volonté est un secret dont nous ne pouvons pénétrer l'organisation ; et ressencé de notre liberté- est de même hors de notre atteinte. I^os propriétés naturelles, nos qualités les plus magnifiques, sont déposées en nous sous, le sceaii^de TÉternel ; nous ne pouvons le rompre. Oui, rhom me médite, Thomine réfléchit ; mais la spiritualité qui for^ne sa pensée, lui est inconnue: il choisit, il délibère, il hésite j il compare , il se résout ; mais il ignore, et comment ses pouvoirs sont guidés, et par quels moyens ils se succèdent : eufin l'homme a une volonté , etâcs forces vitales y-' obéissent; mais le principe et le développement de ce phénomène. sont diKS secrets pour lui. Et s'il essaie de pénétrer le mystère, et son intelligence , s'il essaie de monter , pour ainsi diire>

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