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à la cimiB de son. esprit pour observer Vorig^lne et ractiou première de la peoaée^ il éprouve ^ rinstant sa foiblesse et l'inutilité de ses tentât tives. On diroit qu i} y a là^» sur. les hauteurs de notre eifnpire intellectuel f dès gardes qui en défendent l'approche et qiai ' semblent nous dire : Ici sont les premiers symboles de l'esi sènce mystérieuse de la Divinité; l'abord en est interdit aux Cibles. in<ir tek; attendez le jour solennel desgrandesrévélation/s , l'époque ^t le temps :où ypii^ seres promus à des çon^ noissançea nouvelles.
Cependant « si telle est. la -cansigne im-r miiablé qui, au dedans de nouâTmémea, arrête nos recherciies et l^orne nos conquêtes, com-* ment nous fpriperîons-noup.uae idée de l'Être ikupréme? * . .
. Kous ne. pouyoi3S le concevoir, ce grand Être , le Dieu unique , le Maître de la nature; pous ne pouvons le concevoir , nous ne pou-^ vous en parler qu'en empruntant des expressions dont le sejis vague dépasse noire penséeé ^t en est*il aucune, entre ces expres&ions^ en est*il aucune où la majesté paisible |ie l'Éter*nité soit plus fortement- emprunte que dans les paroles de noî^e texte? a Alors Dieu dit à tt Moïse : J€ sui^cduiqui suis. »
Les siècles se sont écou!é$, depuis Tépoque sacrée où Moïse ihstrùisoit I^s flébreux au nom de rÊtemel , et dand l'intervalle jqui sépare ceftë époque de l'âge présent, les connois-^ sances se so^t étendues , les découvertes s^ sont multipliées , et avec un tel progrès, que le résultat a donné de l'orgueil aux enfans dès hommes. Ils ont cru , ils croient encore téroé-* fairement , qu^aucune vérité ne peut échapper à leurs recherches ; et cependant les paroles de notre texte renferment toute leur science sur l'Être suprême , ils ne peuvent rien dire au-delà.
I^ous vêtions toutefois vous entretenir aujourd'hui de det Être infini , notre Dieu , notre Maître , l'objet de notre culte e-t de notre preinier respect; n<3U8 Venons voui retraceriez preuves de so^n exi^t^i/be , et raffermir votre confiance dans toe vérité qui éist le éomiuen-* cernent de toutes les idées religieuses , lé ptin* etpe de nos devoirs , la source dé nos espé*^ rances.
Hélas! fut-il jamais fioe époque ùà<^ette médttation ail paru plus nééessaire , ou elle ait été plus appelée par les circonstances et par l'esprit du temps? Existd-t41 jamais uii^ époque où l'on ait éprouvé davan^tage 1^ besoin de
retr.^iuper les armes de la foi , et de do,iinQr au courage de la piété de nouveaux moyens de défense contre les attaques des enaen^is'de }a religion , contre la philosophie destructive des unSyiet l'indifférence licencieuse. des autres?
Oui^ilexistq, çqDieu que riin,iYeFS. atteste; il existe, il se montre avec m^ignificepice , et dans la splendeur des cieux et dans les richesses de la terre. Partout on voit l'empreinte d'uuQ intelligence suprême, l'utilité dans le but, l'ordre danS;rexécutioiii, l'h^i^onie ciaQ|& TensQmhle. : - i ;. .
Racontez-nous les plus grandes merveilles^ vous, .qui avezi su découvrir, la -marche régulièire.d^s gliob.es célestes, vous quî les suivez dans leur, cours >,vtQus qui yoyç? , qui cont^çmp]^2i avec a^mir^tipn la pon/çtuelle obéissance 4^ leurs moi^vemens à une loi simple et majestueuse. Annoncez ^ nous Içs plus grandes merveilles , vous, qui vous, êtes placés , par. votre, génie ^ au milieu des astres lumineux, dont le firmament étincelle; au milieu de ce& soleils inixombrahles qui servetit à éclairer des sphères plaiiétaipies , à. diriger leur isolation et à les i^e^ndre habitables ; i éclairer partout de& êtres animés , des métrés sensibles/ et plus sages^ peut-être , fins recpnnoissans que noi^s.. An.*-
tiôncez encQce les plus grandes merveilles, i
TOUS qui ) pat* des calculs* astronomiques , les ^
uns positifs^, lieâ autres conjecturais , nous pré- ;
sentez comme vî*aisemblable ^existence de cinq certt millions de masses terrestres parcourant dans une orbite elliptique .la vaste étendue de notre: système solaire (*) , et qui nous montrez ainsi le rapport de cet immeniâe' espace. avec la multiplication des êtres, avec ce but si.jsuperbe et si généreux. Annoncez enfin les. plus grandes merveilles, vous qui y secourus par de nouveaux instrumens , avez déjà reconnu: d'vne manière certaine et dans une .petite «portion du firmament^ cent seize mille étoiles fixes; dites que si les autres parties^ de la^phèrecélesteiétoient également peuplées, Qii pourroit ctoire à l'existence de près de quatre milliards huit cent million^ d'étoiles fixes, visibles* de notre .globe , et visibles à l'aide seulement du meilleur des télescopes connus ; et que si cesl quatre milliards huit cent millions d'étoiles fixes, ces quatre milliards
(*) Voir le Système du monde , ouvrage de Lambert , publié par Mërian. C'est à la partie de ce Systëiue , relative aux comètes , qu'on applique ici le mot de cotijeC'^ turaL