‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 202 sur 394 · LEÇON XXII · texte numérisé non relu

LEÇON XXII

Dm mystère de la mort de Notre-Seigneur et de l'état de mort qu'il opère.

Comment pouvons -nous participer au mystère de la mort de Notre-Seigneur? — Par la communion à la grâce et à l'état de mort que Notre-Seigneur nous a acquise par ce mystère.

Qu'est-ce que l'état de mort? —C'est un étal où le cœur ne peut être ému en son fond ; et quoique le monde lui montre ses beautés, ses honneurs, ses richesses, c'est tout de même que s'il les offrait à un mort, qui demeure sans mouvement et sans désirs, insensible à tout ce qui se présente. Le chrétien, dans l'état de mort intérieure, quoi que ses sens lui montrent, quoi que les malignités du monde lui suscitent, est intérieurement inébranlable à tout; il peut être agite au dehors pendant qu'il est eu vie, mais toujours

il est en paix au dedans ; n demeure insensible à tout, et n'en fait non plus de cas que si tout n'était rien, parce qu'il est mort en Notre-Seigneur Mortui enim estis [Col., III, 3). Le mort peut bien être agité par dehors et recevoir quelque mouvement dans son corps, mais cette agitation est' extérieure ; elle ne procède pas du dedans, qui est sans vie, sans vigueur et sans force. Ainsi une âme qui est morte intérieurement, peut bien recevoir d;>s attaques des choses extérieures ; et être ébranlée au dehors : mais au dedans de soi, elle demeure morte et sans mouvement pour tout ce qui se présente , parce qu'il n'y a plus, en son fond, aucune vie pour le inonde, et que tout y est insensible et mort aux enoses vaines du siècle, à cause de la vie divine qui absorbe ce qu'il y a de mortel en elle, Ut absorbeatur quod morlale est , a vita (II Cor., V, k).

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