‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 231 sur 394 · i.*) TRAITE DES SAINTS ORDRES · texte numérisé non relu

i.*) TRAITE DES SAINTS ORDRES

inier esprit d'enfant, qu'il avait reçu lorsqu'il avait été baptisé dans l'Eglise.

Le Saint-Esprit, dans le sacrement du baptême, est donné aux enfants d'Adam, pour les faire enfants de Dieu, non-seulement en étouffant en eux les inclinations de la chair, et les remplissant de celles de Jésus-Christ, mais encore eu leur donnant commerce avec Dieu pour vivre avec lui dans une parfaite société, comme des enfants doivent faire avec leur père (483).

Mais comme ce qui interrompt, depuis le baptême, cette sainte société et cette intelligence cordiale, est le péché (484), il faut, pour rentrer en ce premier état avec Dieu, avoir fait une pénitence entière, qui oblige le Père éternel à nous traiter comme ses enfants, et à nous embrasser comme il faisait avant que nous l'eussions offensé.

C'est ce qui nous est exprimé dans l'Evangile, en la personne de l'enfant prodigue, contrit et humilié, à qui son père rendit sa première robe, qu'il embrassa à son retour avec autant de cordialité que jamais, et qu'il reçut même avec plus de caresses que son fils aîné, qui était demeuré dans une fidélité toujours entière, et qui avait conservé sa première innocence (485).

C'est à cette société d'enfants de Dieu, que la pénitence nous rappelle : c'est le don admirable qu'elle nous redonne; car elle nous remet en état de pouvoir converser familièrement avec Dieu, et de traiter avec lui comme un ami t'ait avec son ami (486). Ce qui est absolument nécessaire pour l'état ecclésiastique, où Notre-Seigneur nous appelant pour nous donner part à tous ses secrets, pour nous associer à ses plus saints emplois, pour nous charger des intérêts de sa gloire, pour nous appliquer continuellement à ses louanges et aux plus saints ministères de son Eglise, nous ne pourrions

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