LETTRE XXXIV
Que tout doit nous porter à Jésus et nous le faire aimer. Je ne doute pas que vous n ayez eu un sacrifice à faire à l'arrivée de votre homme, qui s'en est retourné les mains vides; mais bénis soient les ordres du ëaint amour de Jésus, qui se plaît à percer le cœur de ses victimes et à les associer ainsi à sa divine Mère et à cette hostie précieuse, dont le coeur fut si souvent pénétré du glaive de douleur par la mort de son Fils. C'est lui qui est le supplément de notre religion, et en qui vous devez trouver les louanges et les remercînients nécessaires pour reconnaître les biens de Dieu et les miséricordes que vous en recevez. Bienheureux le Chrétien qui connaît ce que lui est Notre-Seigneur, et qui de toutes choses prend sujet de retourner à lui. Il le faut envisager comme le principe de tous les biens qui nous sont faits. 11 le faut même regarder comme le bien principal que nous pouvons recevoir de la bonté de Dieu le Père; ainsi nous serons en tout et par tout établis uniquement en Notre-Seigneur Jésus-Christ.
0 magnificence d'amour I ô aimable invention de Dieu le Père pour nous faire aimer ce cher Fils 1 Comme la sagesse du Fils s'e>t épuisée dans la chair pour faire connaître, aimer et servir son Père, de même le Père n'oublie rien pour faire aimer ce divin Fils, et pour lui lier toutes les créatures par toutes les obligations et par tous les liens imaginables. Soyez toujours en Marie pour Jésus, comme l'unique et la parfaite amant'-;