‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 307 sur 394 · LETTRE LXXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXVII

Il parle à une dame de la cour sur une cicatrice que su sœur avait au visage.

Je ne crois pas que ce vous soit une grande croix que la blessure et la cicatrice

qui paraît sur le visage de votre sœur. C'est une miséricorde pour elle que vous ne sauriez assez estimer. Elle porte le signe de la croix sur la joue. C'est le caractère de son salut et de la miséricorde de Dieu sur elle, qui la punit en ce monde, pour avoir porté si souvent sur ses joues des instruments de vanité, de mensonge et de péché. Combien de rouge? combien de blanc?

combien de mouches? Et qu'est-ce qu'elle ne devait point pour cela souffrir du feu de l'autre vie et des instruments de la justice de Dieu sur elle? Puisque Dieu, notre Tout, commence à la punir de la sorte, elle est heureuse : c'est un signe qu'elle est aimée. Mais il faut qu'en celte vie elle fasse usage de cette miséricorde pour la vie future. C'est à quoi vous tâcherez de la porter.

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