ARTICLE VII
De quelques autres dispositions qui ont paru dans M. Olier, et qu'il désirait de voir dans tous les directeurs des âmes.
Nous nous contenterons de rapporter en peu de mots quelques autres dispositions que nous avons remarquées en M. Olier, et qu'il croyait absolument nécessaires à un directeur pour conduire saintement les âmes, et ne point se perdre soi-même dans ce périlleux ministère.
1° La première estde ne s'y point ingérer soi-même et de ne point presser ceux qui ont droit de nous y appliquer; mais d'attendre que l'ordre et la volonté de Dieu nous soient manifestés par leur bouche. Il estimait cela tellement important que, de tous les défauts qui peuvent être dans un directeur, il ne croyait pasqu'il y en eût de plus dangereux ni pour lui, ni pour les autres, que ce manque de vocation. Celait pour nous y faire prendre garde qu'il nous disait souvent, écrit M. de Breton vil tiers : £o conduite des âmes est l'art des arts, la science dessciences, et le plus difficile de tous les '.mplois de. l'Eglise. Cette charge ayant été redoutée de tous les saints, c'est une témérité insupportable, que de l'exercer avant que No Ire- Seigneur nous l'ait confiée. C'est, au reste, u.nministèrc
dont nous ne pouvons nous bien acquitter sans une grâce spéciale, et Dieu n'est pas obligé de la donner à ceux qu'il n'y appelle pas, comme un maître n'est pas obligé desoutenir son serviteur dans les choses qu'il fait contre son sentiment, et même contre ses ordres.
Le peu de fruit que l'on recueille dans la direction vient très-souvent de ce défaut, qui sera le sujet d'un compte terrible au jugement dernier; n'ayant pas reçu de Dieu la commission de conduire ces éimes, nous sommes dépourvus de son Esprit, elil arrive de là qu'elles périssent misérablement entre nos mains. C'est de là encore que vient ta damnation de plusieurs directeurs, qui ont d'ailleurs de grands talents, mais qui ne laissent pas de se perdre, parce qu'ils se sont introduits d'euxmêmes dans ce sacré ministère, sans attendre les ordres du divin Maître.
Il nous disait aussi que, bien loin de nous ingérer dans cet emploi, nous devions le craindre et le redouter à l'exemple des saints : que si les Chrétiens devaient êtro toujours dans la crainte pour leur propre salut, quoiqu'ils n'eussent qu'une âme à sauver, les directeurs devaient être dansune extrême frayeur, ayant autant d'âmes, d'où dépendait leur salut, qu'il y avait de perr sonnes sous leur conduite; qu'il fallait regarder cet emploi dans un esprit d'anéantissement, l'estimant beaucoup au-dessus rie nos forces, et nous reconnaissant dans une entière incapacité de nous en bien acquitter ; que nous devions néanmoins l'accepter avec confiance, parce que Dieu ne manquant pas d'assister ceux qu'il appelait, pourvu qu'ils fussent fidèles à recourir sans cesse à lui dans leurs besoins, nous y trouverions ds puissants secours pour nous rendre bien saints, en sanctifiant les autres.
Quoiqu'on soit appelé à conduire les âmes et qu'on ne s'y soit pas ingéré de soi-même, il faut prendre garde, ajoutait-il, è ne pas rechercher avec empressement à conduire les uns plutôt que les autres. Nous devons être dans une entière indifférence, nous abandonnant à Notre-Seigneur, et le priant qu'il ne permette point qu'il nous en vienne d'autres que celles qu'il nous destine, et au salut desquelles il voit que nous pourrons contribuer. Car si on a tant sujet de craindre de conduire les âmes en général, sans y êtreappelé, ne doit-on pas appréhender d'en conduire une seule à la direction de laquelle Notre-Seigneur ne nous appellerait pas ? Il faut vocation pour un tel emploi, et vocation pour une telle âme, afin de travailler en sûreté. Enfin il nous avertissait que c'était ordinairement un effet de l'amour-propre de désirer de conduire beaucoup de monde, et que vouloir attirera soi les personnes, quoique sous le prétexte de les porter à Dieu, ce n'était point très-souvent une conduite de l'esprit de Dieu, mais un artifice de l'esprit humain.
2° La seconde disposition qu'il demandait dans tous les directeurs, et qu'il croyait encore de la dernière conséquence, était qu'ils
fussent très-6aints. Il désirait qu'ils ne s'engageassent jamais dans cet emploi sans avoir été longtemps dans la pratique des solides vertus, et sans être bien remplis de l'esprit de Nôtre-Seigneur et de ses grâces. .4 moins d'en être soi-même bien rempli, disait-il, on s'épuise bientôt en voulant remplir les autres. Et même, comme il est nécessaire que nous soyons vides de nous-mêmes pour vider le cœur des autres, il faut aussi que nous soyons pleins de Dieu si nous voulons les en remplir. C'est pour cela qu'ordinairement il voulait qu'on se préparât à la conduite des âmes par une grande retraite et une longue et continuelle application à Dieu. 11 faisait remarquer à ses disciples que Notre-Seigneur, avant que de commencer à instruire le peuple juif, se retira dans le désert, où, séparé du monde et exposé aux tentations des démons, il demeura dans les jeûnes, les prières, dans tous les exercices de la pénitence et la pratique des plus solides vertus. Voilà, disait-il, l'exemple que doivent suivre tous les prêtres qui se destinent à servir les âmes ; ils doivent employer un temps considérable à se sanctifier eux-mêmes parla séparation des créatures autant que leur état le peut permettre. Dans cette retraite ils doivent beaucoup vaquer à l'oraison, pour attirer sur eux l'Esprit de Dieu et les lumières qui leur sont nécessaires ; ils doivent pratiquer des jeûnes, des mortifications et toutes tes vertus solides, pour se mettre en état de pouvoir en instruire les autres avec assurance; et si eux-mêmes n'ont passé par ces épreuves, ils seront toujours, et les uns et les autres, dans le péril de s'égarer et de se perdre.
Il nous faisait remarquer, poursuit M. de ISretonvilliers, que, comme les apôtres avaient reçu le Saint-Esprit dans une grande plénitude, et qu'il était descendu sur chacun d'eux avant qu'ils allassent exercer leur ministère, il fallait que nous-mêmes aussi, avant de travailler au salut des âmes, nous lussions tous possédés de ce divin Esprit, qui devait mettre en nous, comme dans les apôtres, les talents et les lumières nécessaires pour les diriger saintement. Quelle préparation, disait-il, n'est point nécessaire pour se remplir de la sorte 1 Dans quelle retraite, dans quelle application à Dieu ne doit-on pas être pour arriver à cet état? Dans quelles pratiques de piété ne doit-on point s'exercer avant que de s'engager dans un emploi qui demande une si grande sainteté ! et si on se prépare quelquefois avec tant de soins à des emplois ordinaires et à des charges où il ne s'agit que des choses temporelles, avec quelle vigilance ne doit-on point se disposer pour celle-ci, qui est toute divine, la plus importante que nous puissions avoir en celte vie !
3° La troisième disposition que M. Olier désirait voir dans tous les directeurs, et que lui - même possédait éminemment, était qu'ils fussent si uniquement ouverts à la .umière divine, qu'ils la communiquassent à tous ceux pour qui elle leur était donnée mus y rien ajouter du lïur, pour n'en point
ternir le lustre et la beauté : semblables à des canaux qui porteraient dans les bassins les eaux aussi pures qu'elles leur seraient venues de la source. Qu'ils ne mêlent pas leurs paroles avec eelles de Dieu, disait-il, mais que par respect ils se taisent quand il parle : lui seul mérite d'être écouté. Il faut, disait-il encore, qu'ils aient une lumière bien étendue : car, devunt travailler à guérir les âmes de tous leurs maux, il est nécessaire qu'ils en connaissent les remèdes, et comme ils peuvent rencontrer plusieurs âmes que Dieu conduit par des manières différentes et souvent par des voies très-particulières, il faut qu'ils en aient une connaissance parfaite et générale, sans laquelle non-seulement ils ne seraient pas capables de les aider, mais ils les laisseraient tomber infailliblement dans l'illusion, ne sachant pas discerner le faux d'avec le vrai, ce qui vient de Dieu d'avec ce qui est diabolique. Il rejetteraient souvent comme mauvaises des opérations trèssaintes et très-avantageuses aux âmes, et recevraient ce qui ne serait qu'un artifice et une invention du démon.
Les directeurs doivent encore savoir tout ce qui a rapport à la vie spirituelle, afin d'en insinuer l'esprit aux éimcs qu'ils conduisent ; ils doivent en pénétrer les maximes, afin de leur en inspirer l'amour. Il faut qu'ils connaissent le chemin de la perfection pour les conduire en assurance ; et même que leur lumière soit assez pénétrante pour découvrir les artifices et les ruses de l'ennemi, afin de leur faire éviter la surprise. Autrement ils les exposeraient à chaque moment à s'égarer et se perdre, et au lieu d'être comme ces véritables prophètes qui, dans l'Ecriture sainte, sont appelés les voyants, ils seraient comme ces imposteurs dont Dieu dit : qu'étant aveugles, ils s'ingèrent témérairement à conduire les autres, ayant eux-mêmes besoin d'être conduits.
Un des grands défauts des directeurs, disait-il, est de se contenter de lire quelques livres spirituels qu'ils croient suffisants pour les mettre en état de diriger parfaitement les autres ; cette science devant plus s'apprendre par la pratique, que par la lecture. La lecture, ii la vérité, est nécessaire à un directeur: tnais si elle est seule, elle ne servira qu'à le faire parler comme les perroquets, qui disent ce qu'ils ont ouï dire sans le comprendre : c'est la pratique et l'expérience qui nous font connaître ce que nous disons, et nous font parler avec discernement et assurance. Celui qui dit sans avoir fait, est semblable à un homme cjui parle de quelque science dont il a ouï discourir, et qui, ne l'ayant point apprise à fond, n'est pas tout â fait croyable en ce qu'il en rapporte, parce qu'il peut aisément se méprendre. Il ne peut même en parler que superficiellement, sans approfondir ce qu'il dit, et il est toujours en danger de s'y tromper, n'en ayant pas les solides et les véritables fondements. Mais celui qui dit ce qu'il a pratiqué lui-même, parle avec solidité et avec force; il n'hésite point dans sa conduite, il ne se méprend? point dans ses avis, et les
L'ESPRIT D'UN DIRECTEUR DES AMLS
donna avec sûreté, parce qu'il connaît les choses qu'il annonce, et qu'il en a la véritable science.
Je me «ouviens, dit M. de Bretonvilliers, qu'en nous expliquant un jour ces deux passages qui sont dits des apôtres : Audiebut unusquisque lingua sua illos loquentes... Audivimus eos loquentes nostris linguis magnalia Dei (Act. u, 6, 11) il nous disait qu'un directeur devait pouvoir parler toutes sortes de langues, les entendre et y répondre, non point ces langues naturelles de différentes nations, qu'il l'ut donné aux apôtres de parler, niais les langues spirituelles, connaissant toutes les diverses conduites de Dieu sur les âmes, comprenant ce que chaque personne lui dit lorsqu'elle lui parle de son état, répondant à chacune dans la lumière de Dieu, et les satisfaisant toutes pleinement ; qu'il fallait qu'il connût tous les langages spirituels, afin qu'étant comme un homme universel, il glorifiât Dieu avec tous ceux qu'il conduit, et le louât avec tous dans leurs différentes façons.
11 disait souvent qu'un directeur devait avoir une infinité déformes, et se faire tout à tous, comme l'Apôtre, pour porter et gagner tout le momie a Dieu ; qu'il devait parler et agir avec les petits comme s'il était petit lui-môme, avec les (dus élevés comme plus élevé, avec les parfaits comme parfait, s'accommodant ainsi à tous pour parler avec eux leur langage, selon leur état et leur portée; qu'ainsi, s'il parlait avec une âme éininente et élevée, il devait lui parler son langage propre, l'instruisant de ce qu'elle devait faire dans sa voie, et lui donnant des instructions convenables à son état. En parlant aux personnes moins avancées, et qui n'étaient encore qu'enfants en Jésus-Christ, il devait s'abaisser avec elles, et faire comme l'Apôtre, qui ne donnait que du lait aux enfants, c'est-à-dire un aliment proportionné à la faiblesse de leur âge.
'*" Enfin, la quatrième qualité que M.Olier croyait nécessaire aux directeurs était une grande prudence, c'est-à-dire une prudence chrétienne uniquement appuyée sur les règles de l'Evangile, et nullement sur les principes d'une conduite humaine; en un mot , une prudence qui vint du Saint-Esprit.
Il faut avouer que Dieu l'avait avantageusement favorisé du don de prudence, et que ce n'a pas été une de ses moindres grâces; car ceux qui l'ont approché de plus près et qui ont le (dus exactement observé sa conduite ont remarqué en toutes ses actions une prudence admirable. Quelque zèle qu'il eût pour l'avancement des âmes qu'il dirigeait, et quelque ardent que fût son désir de les voir parfaites, il ne se précipitait jamais pour leur donner ses avis, et toujours il attendait le moment qu'il croyait le plus propre. La patience qu'il a quelquefois l'ait paraître ea ce point est bien digne de remarque.
Un jour, après avoir donné quelques avis
à une personne, il dit à M. de Bretonvilliers, qui était présent ; il y a deux mois que j'avais cela à dire : mais je ne trouvais pas la personne disposée à recevoir cet avertissement. Je le lui ai donné quand Notre-Seigneur m'en a offert l'occasion, et que j'ai cru cette âme capable de pouvoir en profiter.
Une personne lui découvrant une fois un défaut qu'elle avait remarqué en elle , il lui dit: Il y a six mois que je vous attendais là.
Il attendait avec la même patience les temps favorables et les moments de Dieu pour les affaires sur lesquelles on le consultait, et c'est en quoi on a le plus admiré sa prudence. En voici quelques exemples. Une personne lui ayant écrit un jour dans le dessein de se retirer de la cour, pour travailler à une œuvre importante où M. Olier croyait qu'elle était appelée; comme elle ne pouvait alors exécuter ce dessein qu'avec beaucoup d'éclat et de bruit, il lui répondit: Votre lettre m'a consolé, voyant le désir que Dieu vous donne de vous unir à votre cher Epoux, qui sans doute languira jusqu'au jour de votre entière solitude , où il veut que vous parveniez par les voies rudes et épineuses de la croix. Il veut que vous passiez par la mer Rouge pour recevoir l'impression parfaite de sa loi en votre âme ; il veut que vous cheminiez par les déserts pour y goûter ensuite la manne, et qu'enfin vous parveniez à celte terre promise, qui ne découle que le miel et le lait. Ayez donc bon courage : cette mer Rouge s'ouvrira par la baguette du vrai Moise ; il vous délivrera de l'Egypte et de la captivité du siècle où vous êtes. Il est bon que vous lisiez dans {'Exode les diverses tentatives que Dieu sembla faire pour délivrer son peuple qui gémissait en exil et dans une terre étrangère sous Pharaon ; vous y verrez comment il faut tenter souvent et prendre doucement vos ouvertures et â diverses reprises.
Il écrivit une autre fois dans ce même esprit : Pour le temps d'exécuter votre dessein, il vaut mieux différer que précipiter : on ne gâte jamais rien pour attendre la volonté de Dieu et ses moments pour l'exécution de son œuvre. Tous ces retardements sont l'occasion d'autant de sacrifices de propre volonté offerts en secret, en attendant que la Providence fasse sonner pour vous l'heure du sacrifice public.
U écrivit à une personne qui était élevée en honneur chez un prince : Vous po*n**z tenter de bonne grâce votre départ, et dtmander permission de vous défaire de votre charge. Mais ceci demande douceur et sagesse, pour ne rien faire qu'en l'esprit de Notre- Seigneur, qui prépare toutes choses avec suavité et avec efficace, et qui mûrit petit à petit ses fruits pour les faire tomber d'euxmêmes.
Sa prudence paraissait encore en ce qu'ayant quelquefois à donner des avis fort désagréables à la nature, il les savait tempérer tellement et les adoucir, qu'on les recevait avec amour. Aussi disait-il ciue c'étai.ea^
des pilules qu'il fallait adoucir en esprit de charité, afln que l'on eût moins de peine à les prendre.
C'était encore un effet de cette rare prudence que de parler à chaque personne selon sa portée, dans tous les avis qu'il donnait. Il disait qu'il fallait aller pas à pas, sans vouloir trop avancer ; que souvent l'on perdait tout pour vouloir allertrop vitejque, quoique In précipitation en toutes choses fût dangereuse, elle l'était bien davantage dans la direction des âmes, où il fallait entière-
ment suivre la grâce sans vouloir la prévenir : La grande perfection, disait-il, consiste à aller après Nôtre-Seigneur et à le suicre, mais non pas à le devancer. C'est le moyen de conduire les âmes avec assurance, et de leur faire faire le chemin que Dieu demande d'elles; autrement on est souvent cause de leurs dégoûts , et quelquefois même de ce qu'elles reculent. Il en est d elles comme des enfants : on les fait tomber lorsqu'on leur fait faire de plus grands pas, ou qu'on les fait marcher plus rite que ne porte leur âge.
REGULiE ARTIS ARTIUBI
QVJE EST REGIMEN AN1MARUM, TRADIT^E A SANCTIS PATR1BUS, S1VE DE AGEND1S, S1VE DE VITAND1S IN DIRECTIOiNE SP1R1TUALI.
I. Prolixitatern verborurn vitabit in exliortando, tani in communi quant in particulari.
Cumlircvitale et facililate sermonis. (Conc. Trid., §5, c. il.)
Qui multis utitur verbis, lœdel animatn siiam. (Eccli. xx ; 8.)
II. Non a se, necamediorum multitudine, nec a propria industria aut eloquentia.sed a l)eo omnem fructum exspectabit.
Neque qui plantât est aliquid, neque qui rigàt, sed qui incrementum dat Deus. (I Cor. »v, 3.)
Nisi Dominus adificavent domain, in vanum laboraverunl qui œdificant cam. {Psai. cxxvi, 1.)
III. Nunquam vel raro, plaga récente, defectus regendorum ob oculos ponat, cum eosadhortatur, sed potius ad praxim virtutis oppositœ eos adhortabitur, quasi de eis non cogitaret.
Homo sapiens tacebit usque ad lempus, imprudent autan non sertablî lempus. [Eccli. xx, 7.)
IV. A zelo amaro, vultuque aspero admodum abstinent, nisi gravi causa ad id cogatur.
Quod si zelum amarum habetis, non est isla sapientia desursum. (Jac. m, IV.)
Yetajustitia compassionem habet, falsa indignationem. (S. Greg.)
V. In corripiendo , vel exhortando, nunquam ex inclinatione humana, vel indignatione, vel simili affectu procedere videatur.
Ira viri justitiam Dei non operatur. (Jac. i, 20.)
VI. Nihil innovet, nec regulam infringat, maxime si sit delegatus, seu subordinalus.
dura disciplines dilectio est, et dilectio ctistodia legum. (Sap. vi, 19.)
VII. Cum ei aperitur conseientia, vix unquam corripiat, ne loqu,enti os occludat.
Mansuetudine suspendue verbera, producite ubtra. Quid morsus a serpente parvulus,
conscientiam sacerdotis. aa quam eum magis oportuerat, tanquam ad sinum recurrere niatris. (S. Bers., serm. 2, in Cant.)
VIII. Rertorem te posuerunt ? Noli cxtolli . esto in illis tanquam unus ex ipsis. Curam illorum habe,et sic conpde. (Eccli. xxxu. 1.)
Qui prœcessor est tanquam ministrator.
(Luc. xxii, 26.)
IX. Caveat ne a zelo ad zelotypiam transeat suffi auctoritatis nimius a?mulator.
Quidam enim œmulationnn Dei habent, sed non secundum scientiam. (Rom. x, 2.)