‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 81 sur 394 · ACTES PODH FAIRE AVANT LA CONVERSATION · texte numérisé non relu

ACTES PODH FAIRE AVANT LA CONVERSATION

Mon Dieu , qui subsistez et qui vivez en trois personnes, j'adore ies entretiens qu'elles ont ensemble de toute éternité.

J'adore la communication d'esprit et l'ouverture du cœur que vos trois divines personnes ont l'une avec l'autre, s'expliquant ensemble de toutes choses, et se découvrant tous leurs secrets dans l'unité de leurs amours et dans la simplicité de leurs pensées.

J'adore les entretiens que vous avez eus de toute éternité pour nous et pour notre salut , préparant les moyens et les voies de vous glorifier en nous.

J'adore la vérité parfaite et l'amour saint qui lie et entretient votre divine société.

J'adore Noire-Seigneur Jésus-Christ conversant en terre avec sa sainte .Mère et saint Joseph, en l'honneur de la conversation des trois personnes adorables de la très-sainte Trinité.

J'adore la conversation de Jésus-Christ Nôtre-Seigneur avec ses disciples, qu'il remplissait de soi, comme il avait été auparavant rempli de l'abondance de son Père en conversant avec lui.

Je vous consacre, ô mon Jésus, toute la conversation que je vais faire, avec dessein de me laisser remplir de vous, et avec désir que vous-même en moi remplissiez tous mes lrères.

Donnez-moi votre Esprit, qui les occupe uleiiienient de votre connaissance et de vo-

tre saint amour. Que la vertu de ce divin Esprit écarte le démon de nous tous et bannisse la vanité et l'inutilité séculière qui s'y pourrait glisser jour dessécher nos âmes.

Faites , je vous conjure , que oe mon côté je ne laisse aucun reste de moi dans la compagnie , qui. s'arrêtant à m'estimer et à m'aimer, s'amuserait à quelque autre chose qu'à vous.

Je renonce , ô mon Dieu, à tout amour , à toute estime et complaisance, ne désirant aller en cette conversation que pour vous y servir et pour vous y faire honorer.

Actes dans la conversation.

Occupons-nous ensemble comme les séraphins et les anges, qui s'excitent à l'amour de leur Dieu en parlant de ses grandeurs et de sa sainteté, se disant les uns aux autres : Saint, saint, saint; que Dieu est pur et saint.

Vivons comme autrefois vivaient nos premiers pères, qui conversaient entre eux s\ saintement, qu'ils consommaient tout leur entretien en louanges de Dieu et en admiration de ses divins mystères.

Leur vie était la vie du ciel, où les saints conversent en louanges et bénédictions de Dieu; leur vie était la vie des trois personnes divines, qui ne vivent et qui ne parlent ensemble qu'en leur sainte lumière et en leur saint amour.

Faites, ô mon Dieu, par la vertu de votre Esprit, que nous ne cessions jamais dà vous louer et de vous bénir à toute éternité, comme nous désirons de le faire maintenant en la terre.

A l'honneur, ô mon Dieu, de la communion des saints et de leur conversation, nous allons admirer vos merveilles , s'il vous plait nous donner le respect qui est dû pour traiter de vos mystères et de leur sainteté.

Mon Dieu, retirez-moi de toute complaisance en votre créature, soyez, mon Dieu, tout mon amour et les délices de mon âme.

Mon Dieu, je sens mon âme qui veut s'épanciier en toute autre chose que vous ; retirez-la en vous, soyez ma retraite et mon refuge.

Soyez, mon Dieu, l'unité où se'rappellent tous "mes désirs qui sont sollicités partant d'autres choses que vous.

Vous êtes tout mon bien, ô mon Dieu, et vous portez par excellence toutes les perfections que je vois répandues dans toutes vos créatures; vous les avez en vous aveo toute sainteté, infiniment éloignée de leur corruption.

Soyez donc mon tout à jamais, et que votre cher Fils, que vous me propose^ comme l'unique en qui vous voulez être aimé, me rappelle par votre amour de tout ce qui n'est pas vous-même.

Mon Dieu, mon tout, qui, conversant dans K-- ciel avec votre Fils et vos saints, vous répandez en eux sans rien perdre de

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SiA JOURNEE CHRETIENNE. — PART. II.

vous, demeurant tout entier en vous-même, faites qu'en vous donnant aux autres je ne vous perde point, et que je ne demeure pas desséché en nourrissant mes frères.

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