‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 104 sur 297 · ABRÉVIATIONS · texte numérisé non relu

ABRÉVIATIONS

A. A. D'A.Armaingaud.| E.J. E. Johanneau.

CA GOT J.-V.L. J.-V. Le Clerc.

R. D. R. Dezeimeris. M. Général Michaud:

R’.D’. R. Doré. P. V. P. Villey.

AOL ECM MEANS

C’est icy un livre de bonne foy, lecteur. Il 4 t’advertit dés l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune fin, que domestique et privée.

Ligne 3) a, a : proposé nulle fin

1. Toutes les éditions des Essais donnent l’avis « Au Lecteur ». Une seule fait exception, du moins dans le plus grand nombre de ses exemplaires : c'est l'édition de 1595. Le texte de cet Avis, corrigé par Montaigne, que Mile de Gournay devait y insérer, ayant été égaré au moment de l'impression, ne fut retrouvé qu'après l'écoulement presque complet de l'édition. Il fut alors introduit dans les nie restants. J'ai en ma

possession l’un d'entre eux. La petite préface de Mon- | taigne y est imprimée au wyso de la dernière page de la Table des Chapitres, qui est restée une page blanche dans la plupart des exemplaires. Mlle de Gournay s'étant d’ailleurs expliquée d’une manière très obscure, et seulement dans l'édition de 1508, relativement à cette préface égarée, nous reviendrons sur ses explications dans une note spéciale, au septième volume, concernant l'édition de 1598. Faute d’avoir eu sous les } veux un exemplaire de 1595 complété par la préface , de Montaigne et d’en avoir pu confronter le texte avec celui de 1598 et l'explication de Mlle de Gournay, les auteurs des éditions, même les plus récentes, des

Je n’y ay eu nulle consideration de ton service, ny de ma gloire. Mes forces ne sont pas capables d’un tel dessein. Je l’ay voué à la commodité particuliere de mes parens et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu’ils ont à faire bien tost) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entiere et plus vifve, la connoissance qu’ils ont eu de moy. Si c’eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse [mieus paré et me presanterois en une marche estudiee]. Je veus qu'on my voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans [contantion| et artifice : car c'est moy que je peins. Mes defauts s’y liront au vif, et ma forme naïfve, autant que la reverence publique me l’a permis. Que si j'eusse esté [entre] ces nations

Ligne 11) a, a’, b: fusse paré de beautés empruntées, ou me fusse tendu ct bandé en ma meilleure démarche. Je veus

1595 : fusse paré de beautéz empruntées. Je veux — 14) a, 4’, bet 1595 : sans esfude et artifice — 16) a, a’, bet 1595 : vif, mes imperfections et ma — 18) a, a'bet 1595 : esté parmy ces

Essais donnent inexactement! les variantes de 1505. L'édition municipale des Essais ne les mentionne pas du tout. L'édition Le Clerc (1826, 1836, 1844), qui a été copiée par la plupart dés éditions modernes, ne reproduit pas tout à fait exactément cette préface; elle en diffère par un mot changé et des variantes orthographiques. (A. A.)

en ù

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