‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 136 sur 297 · LIVRE I, CHAP. II. AI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAP. II. AI

vivans, qui despuis leur firent bien acheter cete importune superstition”.

Quæris quo jaceas post obitum loco Quo non nata jacent®.

Cet autre redone le sentimant du repos a un corps sans ame :

Neque sepulchrum quo recipiatur, habeat portum corporis, Ubi, remissa humana vita, corpus requiescat a maliss.]

Ligne 8) 1595 : a malis. Tout ainsi que nature nous faict voir, que plusieurs choses mortes ont encore des relations occultes à la vie. Le vin s'altere aux caves, selon aucunes mutations des saisons de sa vigne. Et la chair de venaison changé d’estat aux saloirs et de goust, selon les loix de la chair vive, à ce qu’on dict.

L'édition municipale place ces lignes, ajoutées dans l'édition de 1595, dans le texte, mais comme ayant été coupées par le relieur. Nous ne pénsons pas qu’il y ait, dans ce qui manque à la page de l’exemplaire de Bordeaux (f° Gr°) la place nécessaire pour que ce passage ait été inséré. Aussi, et puisqu'il se trouve dans l'édition de 1595, nous le donnons ici comme propre à cette édition. (A. A.)

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