‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 140 sur 297 · LIVRE 1, CHAP. IY · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAP. IY

riviere de Gyndus, pour la peur qu’il avoit eu en la passant’ : et Caligula ruina une tres belle maison, pour le plaisir? que sa mere y avoit [eu].

[Le peuple disoit en ma junesse, qu’un Roy de nos voisins* ayant receu de Dieu une bastonade, jura de s'en vanger : ordonant que de dix ans on ne le priat, ny parlat de luy, ny, autant qu'il estoit en son authorite, qu’on ne creut.en luy. Par ou on vouloit peindre non tant la sottise que la gloire naturelle a la nation dé quoi estoit le conte. Ce sont vices tousjours conjoints, mais telles actions tienent a la verite un peu plus encore d’outrecuidance que de bestise.]

Augustus Cesar ayant esté battu de la tampeste sur mer, se print à deffer le Dieu Neptunus, et en la pompe des jeux Circenses fit oster son image du reng où elle estoit parmy les autres dieux, pour se venger de luy‘. En

Ligne 4) a, a’, b: y avoit receu. Le peuple

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