‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 139 sur 297 · Dans la Wie de Périclès, au commencement · texte numérisé non relu

Dans la Wie de Périclès, au commencement

3. Ainsi l’ourse de Pannonie, plus terrible après sa blessure, lorsque le Libien lui a lancé le javelot que retient une courte lanière, se tourne vers sa plaie et,

Quelles causes n’inventons nous des malheurs, qui nous adviennent ? À quoy ne nous prenons nous à tort ou à droit, pour avoir ou nous escrimer? Ce ne sont pas ces tresses blondes, que tu deschires, ny la blancheur de cette poictrine, que despite tu bas si cruellement, qui ont perdu d’un malheureux plomb ce frere bien aymé : prens t'en ailleurs. [Livius parlant de l’armee Romeine en Espaigne apres la perte des deux freres’, ses grans capitenes : « flere omnes repente et offensare capita*. » C’est un usage commun. Et le philosofe Bion de ce Roy qui de deuil s’arrachoit les poils, fut il pas plaisant : Cetuici pense il que la pelade soulage le deuil°.] Qui n’a veu macher et engloutir les cartes, se gorger d’une bale de dets, pour avoir ou'se venger de la perte de son argent? Xerxes foita la mer [de l'Helespont, l’enforgea et luy fit dire mille villanies,] et escrivit un cartel de deffi au mont Athos* : et Cyrus amusa toute une armée plusieurs jours à se venger de la

Ligne 3) a, a’ : ou droit — 19) 1595 : la mer et escrivit

furieuse, cherche le trait qu’elle à reçu, et poursuit le fer qui tourne avec elle. LUCAIN, VI, 220.

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