‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 167 sur 297 · DU PARLER PROMPT OÙ TARDIF · texte numérisé non relu

DU PARLER PROMPT OÙ TARDIF

Onc ne furent à tous, toutes graces données.

Aussi voyons nous qu’au don d’eloquence, les uns ont la facilité et la promptitude, et ce

qu’on dict, le boute-hors* si aisé, qu’à chaque.

bout de champ ils sont prests; les autres plus tardifs ne parlent jamais rien qu’élabouré et premedité. Comme on donne des regles aux dimes de prendre les jeux et les exercices du corps, selon l’advantage de ce qu’elles ont le plus beau”, si j'avois à conseiller de mesmes, en ces deux divers advantages de l’eloquence, de laquelle il semble en nostre siecle, que les prescheurs et les advocats facent principale

Ligne 1) a : Onques ne

1. Ce vers est de l’ami de Montaigne, Étienne de La Boëtie. Il fait partie du recueil de Vers français publié par See en 1571; il y termine le qua:

torzième sonnet, f 16 v’. On le trouve aussi dans les Œuvres complètes d'ÉTIENNE DE LA BoTrE, publiées par Paul Bonnefon, p. 277.

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