LIVRE I, CHAP. XII
aprochat pour voir, le lieu de leurs antienes sepultures, et que la il trouverroita qui parler.]
Toutes-fois aux canonades, depuis qu’on leur est planté en bute, comme les occasions de la guerre portent souvent, il est messeant de s’esbranler pour la menasse du coup : d’autant que pour sa violence et vitesse nous le tenons inevitable. Et en y a meint un, qui pour avoir ou haussé la main, ou baissé la teste, en a pour le moins appresté à rire à ses compagnons. |
Si est-ce qu'au voyage que l'Empereur Charles cinquiesme fit contre nous en Provence, le Marquis de Guast estant allé recognoistre la Ville d’Arle, et s’estant jetté hors du couvert. d’un moulin à vent, à la faveur duquel il s’estoit approché, fut apperceu par les Seigneurs de Bonneval et Seneschal d’Agenois, qui se promenoient sus le theatre aux arenes. Lesquels l’ayant monstre au Seigneur de Villier Commissaire de l'artillerie, il braqua si à propos une colouvrine, que sans ce que ledict Marquis voyant mettre le feu se lança à quartier, il fut tenu qu'il en avoit dans le corps’. Et de mesmes quelques années aupa-
Ligne 2) 1595 : parler fout son saoul. Toutes-tois — 16) a, a! : un molin à — 19) 4, a’ : theatre des arènes — 22) a, a’ : une col/uvrine