Chichement, avec trop d'épargne
1. Une note de l'édition municipale (t. I, p. 462), indique que Mlle de Gournay, après avoir mis lui sans virgule en 1595, avait supprimé plus tard ce mot, et l'avait remplacé par le mot leur, en sorte que le texte devint désormais : « et leur promettait fournir de vesseaux ». Cette indication est inexacte. Mile de Gournay a maintenu la leçon erronée : {ui promellait, jusque dans la dernière édition qu'elle a publiée, celle de 1035. C’est Coste qui, en 1724, a remplacé lui par leur, rétablissant, sinon le texte, du moins le sens de la phrase. (A. A.)
despuis, leur dona temps de vuider ses païs, assignant trois ports a leur passage. Il esperoit, dict l’evesque Osorius', le meillur historien Latin de nos siecles, que la faveur de la liberte qu’il leur avoit rendue ayant failli de les convertir au Christianisme, la difficulte de se commettre come leurs compaignons a la volerie des mariniers, d’abandoner un païs ou ils estoient habitues aveq grandes richesses, pour s’aler jetter en region inconue et estrangiere, les y rameneroit. Mais se voiant descheu de son esperance et eus tous deliberes au passage, il retrancha deus des ports qu'il leur avoit promis, affin que la longur et incommodite du trajet en ravisast aucuns : ou pour les amonceler tous a un lieu pour une plus grande commodite de l’execution qu’il avoit destinee. Ce fut qu’il ordona qu’on arrachat d’entre les mains des peres et des meres tous les enfans au dessous de quatorse ans, pour les transporter hors de leur veue et conversation en lieu ou ils fussent instruits a nostre relligion. Ils disent que cet effaict produisist un horrible spectacle : la naturelle affection d’entre les peres et les enfans et de plus le zele a leur antiene creance combatant a l’encontre de cette violante ordonance. Il y fut veu commu-
Ligne 3) 1595 : Osorius, son méprisable historien