‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 225 sur 297 · DE LA PUNITION DE LA COUARDISE · texte numérisé non relu

DE LA PUNITION DE LA COUARDISE

J'ouy autrefois tenir à un Prince et tresgrand Capitaine, que pour lascheté de cœur un soldat ne pouvoit estre condamné à mort : luy estant, à table, fait recit du procez du Seigneur de Vervins, qui fut condamné à mort pour avoir rendu Boulogne”.

A la vérité c’est raison qu’on face grande'difference entre les fautes qui viennent de nostre foiblesse, et celles qui viennent de nostre malice. Car en celles icy nous nous sommes bandez à nostre escient contre les reigles de la raison, que nature a empreintes en nous; et en celles là, il semble que nous puissions appeler à garant cette mesme nature, pour nous avoir laissé en telle imperfection et deffaillance : de maniere que [prou] de gens ont pensé qu’on ne se pouvoit prendre à nous, que de ce que nous faisons contre nostre

Ligne 16) b : que peu de gens

1. Au roi d'Angleterre Henri VII, qui l’assiépeait en personne. Mémoires de MARTIN DU BELLAY, X, p. 550. — En 1544.

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